Une journée de sensibilisation à l’autisme

L’autisme cet état que personne ne connaît, seul les parents ou les enfants autistes peuvent comprendre. Nos enfants sont différents par rapport aux votre, ils jouent, pensent et envisagent le monde différemment que les enfants n’ayant aucun Trouble du Spectre Autistique! Le fameux TSA. Dans nos pays civilisés, Europe, USA, un enfant avec un ètampon TSA ou autres maladies rares est exclu et vu comme une «bête de cirque».

N’oublions pas et gardons en mémoire qu’en France les maladies mentales invalidante dont fait partie l’autisme sont un obstacle dans leur futur vie d’adulte.

Être sourd, muet, malvoyant, autiste ou paraplégique pour nos enfants l’école devient un rêve !

Pourtant ces enfants ont une soif d’apprendre et surtout d’être accepté par les instituteurs et institutrices.

Les autistes plus que ce que l’on en pense.

Mais au fait qu’est que c’est l’autisme, enfin les troubles du spectre autistique ?

Les TSA est une condition neurodeveloppementale. Dont les caractéristiques peuvent changer au cours du développement de l’enfant à l’âge adulte. Cet état peut être très invalidante pour le patient ainsi que ses parents et parents les plus proches.

Pour la personne autiste cela touchent principalement:

Les relations sociales

La communication

Les comportements et les interêts

Pour certains autistes les comportements, les interactions sociales peuvent varier et évoluer en bien, ou en s’aggravant en fonction de l’environnement et de la prise en charge.

Idées reçu sur les TSA

Les autistes sont violents. En aucun cas une personne autiste a une prédisposition à la violence, mais peuvent avoir un comportement trop excessif car ils ont du mal à s’exprimer leur désir. Quand la violence est là elle résulte souvent d’une incompréhension entre la personne autiste et nous. Cela peut-être pris pour un appel à l’aide. Je sais que la violence est pensé et que tout les autistes sont violents. Mais ôtez-vous cela de mal tête ! N’oublions pas que les autistes sont des personnes fragiles et souvent mal compris, ils sont victimes du mépris et du regard des autres

Les autistes ne ressentent pas l’empathie et de compassion. L’empathie est la capacité de quelqu’un à se mettre à la place d’un autre. Elle dépend et varie d’un autiste à un autre. Certaines études américaines ont démontré que certains autistes sont loin d’être indifférent à la souffrance des autres, bien au contraire; ils sentiraient les choses de manières trop intenses ( études de international scoop for Advanced studies (http://www.sissa.it)) et publiée dans https://www.nature.com/srep/. Le mythe de l’autiste incapable d’empathie est faux

Prenons cinq minutes et mettons nous à la place d’un petit autiste qui a du mal à communiquer, à décoder le langage corporel, l’intonation de la voix, ce qui les empêche de réagir de manière adaptée aux différentes interactions.

Mais d’où vient le mythe de l’autiste incapable d’empathie est due à une maladie nommée «Alexithymie : Mal psychologique caractérisé par une vie affective et imaginaire pauvre, une incapacité à exprimer verbalement ses émotions, le recours systématique à l’action pour éviter et résoudre les conflits, ainsi qu’une tendance à décrire en détail des faits physiques.». Cette maladie touche 50% des personnes autistes à titre de comparaison cela toucherait dix pour cent de la population normale.

Ce n’est le seul fait d’être autiste qui peut être violent mais une maladie secondaire qui peut nous atteindre aussi.

L’autisme n’est pas synonyme de génie en devenir ou mal compris même si certaines personnes présentent des prédispositions dans un domaine. Le fameux Rain Man a fait de l’autiste un être surdoué; enlevez cette image de votre cerveau.

Un autiste est avant tout un être humain avec des besoins, une sensibilité et pour dix pour cent d’entre eux ont une prédisposition savante. Dix pour cent d’autiste peuvent réciter les décimales de PI ou jouer à l’oreille un morceau de Mozart ou créer une ville miniature à base d’allumette.

Mais à part cette échantillon non représentable de la population des personnes autistes, ils ont une intelligence normale ou un peu au-dessus.

Une personne autiste ne parle pas … Une personne autiste ne sait pas parler: faux. Elle peut même parler de manière logorrhéique si le sujet les intéresse. Il y a des disparités dans l’acquisition

Il est important de ne pas mélanger langage et QI. Ils ont d’autres moyens de les comprendre et c’est à nous de nous adapter.

Un autiste ne regarde jamais dans les yeux: un adulte ou enfant peut s’il le veut regarder dans les yeux et soutenir un regard, mais cela est est très exigeant sur le plan de la concentration, situation stressante et même douloureuse selon les autistes. Du coup ils recourent à des stratagèmes en fixant un lobe d’oreille de son interlocuteur

Malheureusement, nous parents qui sommes habitué et bien informé sur les TSA comprennent notre enfant quand ils veulent nous parler en fixant un point et pas notre regard.

Je me rappelle de ma fille qui pour nous parler regarder ailleurs, fixant une ampoule, un tableau, une mèche de cheveux. Ma petite était dans un moment de douleur lorsque les personnes l’obligeait à les regarder. Cela me mettait hors de moi.

Mais c’est vrai, que nous ne sommes pas bien informé sur les TSA hormis des films comme RAIN MAN, l’autiste qui compte et un très grand mathématicien.

Mis à part ce film, nous n’en parlons qu’à l’occasion de cette journée du 2 avril pour sensibiliser les gens à l’autisme. Briser le silence, exposer ce qu’est l’autisme à la lumière du 21e siècles.

Et scolarisons ces enfants, la scolarité est un droit pour nos enfants, c’est inscrit dans la loi. Elle est obligatoire pour tout les enfants sauf pour les fauteuils roulants, les mal voyants, les autistes, les trisomiques et tous ces enfants qui sont obligés de s’adapter à une école qui ne se donnent pas les moyens d’accueillir correctement nos enfants.

Dans les grandes villes, les intégrations scolaires sont un peu plus simples tandis que dans les villages les parents s’arrachent les v-cheveux. Il faut nous croire mesdames, messieurs mais scolariser un enfant différent est un combat! Un combat contre les professeurs des écoles, les directeurs d’écoles et les ATSEM. Du personnel non formé, des instituteurs ne savent pas gérer les apprentissages et sont démunis face aux manque de réaction ou de mutisme. Il assiste aux cris, aux crises ne sachant comment calmer cette crise.

Les parents vivent dans la terreur à chaque convocation de l’équipe éducative !

Avoir un enfant autiste aujourd’hui est aussi difficile qu’il y a 15 ans quand ma fille a fait son entrée à l’école maternelle. Je me rappelle quand je l’emmenais, la joie, le bonheur dans ses yeux..

L’équipe éducative était génial avec le temps il se sont aperçu que S. Avait réussi son intégration, avait des amis et faisait des bêtises comme les autres.;

Putain tout ce que je demandais c’est cela qu’elle fasse des bêtises !

Ballade poétique du jeudi soir avec Federico Garcia Lorca

Une ballade amoureuse que je vous propose ce soir.;

Poème très difficile€ île mais une fois percé le mystère de la prose, l’effort en vaut la peine. Belle lecture

Mon cœur aurait la forme d’un soulier

Si chaque village avait une sirène .

Mais la nuit est interminable quand elle s’appuie sur les malades

Et il y’a des bateaux qui cherchent à être vus pour

Pouvoir se saborder tranquillement.

Si le vent souffle doucement

Mon cœur à la forme d’une fillette

Si le vent se refuse à sortir des cannaies

Mon cœur à la forme d’une millénaire bouse de taureau.

Voguer! Voguer! Voguer! Voguer!

Vers le bataillon de pointes inégales,

Vers un paysage d’affûts pulvérisés,

Nuit pareille nuit pareille à la neige, aux systèmes suspendus .

Et la lune.

Et la lune !

Mais non pas la lune.

Le renard des tavernes.

Le coq japonais qui s’est mangé les yeux.

Les herbes mastiquées.

Ne nous sauvent ni les vers solitaires sur les vitres

Ni les herboristeries où le métaphysicien

Découvre les autres versant du ciel

Mensonge que les forme. N’existe que

Le cercle de bouches de l’oxygène.

Et la lune.

Mais non, pas la lune

Les insectes,

Les morts minuscules sur les rives.

De l’iode à un endroit.

Les foules sur l’épingle.

La nudité qui malaxe le sang de tous

Et mon amour qui n’est ni un cheval ni une brûlure.

Créature au sein dévoré.

Mon amour!

Voici qu’ils chantent, crient, gémissent : Visage ! Ton visage ! Visage

Il y a quelques pommes,

Les dahlia sont identiques ,

La lumière a un goût de métal poli

Et le ch amp de tout un lustre tiendra sur la face de la pièce de monnaie.

Mais ton visage couvre le ciel du banquet.

Voici qu’ils chantent ! Crient ! Gémissent !

Couvrent! Grimpe! Effraient !

Il faut marcher, vite ! , vers les vagues , vers les branches,

Vers les rues désertes du Moyen Âge qui descendent au fleuve,

Vers les boutiques de peaux où tinte une corne de vache blessée,

Vers les échelles, sans craintes !, vers les échelles.

Il y a un homme tout pâle qui se baigne dans la mer ;

Il est si tendre que les réflecteurs en jouant lui ont mangé le cœur

Et au Pérou vivent mille femmes, oh ! Insectes !, qui nuit et jour

Font nocturnes et défilés en entrecroisant leurs propres veines.

Un minuscule gant corrosif m’arrête. Assez !

Dans mon mouchoir j’ai entendu le petit claque

De la première veine qui se rompt.

Prends soin de tes pieds, mon amour, de tes mains !

Puisque moi, il faut que je livre mon visage.

Mon visage! Mon visage! Ah mon visage mangé !

Ce feu chaste pour mon désir,

Cette confusion par besoin d’équilibre,

Cette innocente douleur de poudre dans mes yeux ,

Soulageront l’angoisse d’un autre cœur

Dévoré par les nébuleuses.

Ne nous sauvent ni les gens des boutiques de chaussures

Ni les paysages qui deviennent musique lorsqu’ils

Trouvent les clés rouillées.

Mensonge que les vents. N’existe

Qu’un petit berceau au grenier,

qui se souvient de tout

Et la lune .

Mais non, pas la lune.

Les insectes.

Les insectes seuls,

Crépitants. Mordants, frémissants, rassemblés, et la lune

Avec un gant de fumée, assise à la porte des ses ruines.

La lune

Lune et panorama aux insectes.

Frederico García Lorca

Au cœur de la distance

La distance entre les personnes s’est largement contracté, le temps d’un clic on parle à une personne habitant un pays qui nécessiterait un voyage éprouvant en avion. Oui, rien n’est plus simple pour se contacter que de lancer une applications de messageries instantanées et nous voilà en conversation avec un ami qui fait un voyage au Japon.

La technologie aide les gens à garder le contact.

Personnellement, je me sers beaucoup d’application de messagerie, WhatsApp, Facebook Messenger, Skype et les SMS bien sûr !

Mais pendant que nous papotons à l’aide de ces interfaces numériques, le papier perd du terrain pour disparaître complètement.

J’aime recevoir une lettre manuscrite, écrit d’une main tenant un stylo. Tout un monde qui disparaît petit à petit. C’est un geste particulier de lire et d’écrire une lettre. Il y a d’abord l’ouverture de la boîte à lettre, et puis au milieu des factures, pubs et autres mailings, on trouve une enveloppe écrite à la main au nom et adresse. Un coupe papier ou même une paire de ciseaux faisant l’affaire et nous pouvons lire attentivement l’écriture.

C’est un moment magique que de savoir qu’une personne au lieu de prendre un traitement de texte, son clavier et choisir la bonne police.

Qui écrit un mot?

Ne serait-ce qu’un mot doux le matin à son amoureuse ou amoureux?

Et pourtant ce petit geste du matin ou du soir réconforte et une preuve d’attention. Et ce à n’importe quel moment de sa vie. Par exemple je m’occupait dans un cadre professionnel un couple marié depuis 50 ans, en soit c’était magnifique mais quand ils ont raconté que chaque matin jusqu’à récemment, à cause de son Parkinson, il lui écrivait un petit mot d’amour.

Ma génération on se faisait passer des petits bouts de papiers griffonnés pour déclarer notre flamme adolescente à la superbe jeune fille que l’on imaginé nue ! Aujourd’hui nos enfants n’aiment plus écrire ou lire est fastidieux et pourtant quel plaisir de lire un mot..

Une lettre a une connotation temporelle, c’est à dire que la personne a prit du temps pour écrire et aller la poster. On se pose tranquillement et on s’applique à l’écriture et à son orthographe et à sa grammaire.. un mail est plus rapide et le risque de faire des fautes est minimiser par les correcteurs orthographiques inclus.

Oui, mais c’est impersonnel dans le sens où l’écriture requiert un nombre important de réponses à des stimulus que l’écran et les touchent d’un clavier inhibe.

La relation lointaine, l’amour à des kilomètres, parfois a des frontières est -il une pure folie ou une grandes aventures?

Envisager une relation, entamer une relation amicale ou amoureuse est toujours délicat. Les premiers rendez-vous, notre langage corporel et nous savons si nos goûts communs peuvent créer l’alchimie de l’amour, cette pierre philosophale !

Mais une relation a des centaines de kilomètres m’épates. Cette confiance que ces deux êtres ont placé en chacun d’eux, l’amour qui les connecte et les preuves d’amour qu’ils doivent multiplier pour ne pas rompre ce délicat lien.. ils me font penser à ce funambule des années 70 qui a marché sur un fil reliant deux buildings à 100 mètres de hauteurs.

Donc pour continuer mon article, je vois que l’amour est très difficile à entretenir un sentiment, un attachement.

Première règle, promettre et faire. On se promet de s’appeler à une heure précise et on s’y tiens

Deuxième règles, on reste en contact avec son Autre, un petit mot SMS ou une photo avec un smartphone tout est quasiment possible. Organiser un rendez-vous Skype, FaceTime ou WhatsApp et on se doit d’y être!

Respecter la parole donnée

Surtout ne pas commettre l’erreur de dire je viens pour le week-end puis tout abandonner à cause du boulot.. il faut savoir donner la priorité à l’être aimé. Celle où celui qui sera là pour vous !

Ne pas oublier les petites attentions, les week-ends en amoureux, se rappeler les moments de bonheur et surtout se dire qu’il y en aura d’avantage.

Faire des projets communs et puis ne pas construire des châteaux en Espagne mais de vrais projets auxquels le couple pourra s’engager.

Il y a plusieurs façon d’être éloigné: parfois ce n’est pas forcément la distance qui nous éloigne mais la vie quotidienne, le travail, les enfants et on oublie le couple. Ce ferment qui a vu pousser dans le ventre de Madame ce fruit délicieux béni des dieux, un enfant devient un perturbateur de l’équilibre au sein d’un couple.

L’engagement, que vous soyez éloignée par la distance ou proche dans une maison commune est la même problématique. L’engagement et pouvoir savoir que l’on peut compter l’un sur l’autre. Magnifique sentiment que de savoir qu’une personne bienveillante nous protège.

Essayer de profiter l’un de l’autre à la puissance dix ! Et fixer un autre week-end.

L’amour n’existe pas, c’est du vent tant que vous ne passer pas à l’acte. Un véritable lien de confiance s’établi avec le temps, sans précipitation. Elle se construit comme une maison, la confiance en est la base; les fondations et puis les murs des sentiments montent au fil des mois et un jour après avoir monté et meublé votre coquet petit cocon peut être y ajouterez-vous un toit… un toi pour toit..

Amour épistolaire ne rime pas toujours galère

Distance ne rime pas toujours avec absence;..

Bien vieillir, une question d’avenir!

Message Important

Dans son édition de ce soir Mediapart, le journal en ligne, édite une enquête de Mathilde Goanec sur une maison de retraite du groupe ORPEA qui est un poids lourd dans le secteur de l’EHPAD. La journaliste de Mediapart a enquêté dans un établissement du groupe à Neuilly où apparaissent de graves dysfonctionnements dénoncés par les familles et les soignants. Cette maison de retraite privé est très coûteuse. En effet une chambre peut être facturée de 10.000 € à 15.000 € tout compris, il y a le luxe, la maison présente très bien mais !

Dans un autre établissement du groupe une femme âgée serait morte sous les coups d’une autres résidentes!

Parfois, il est bon que les familles, les salariés dénoncent et écrivent aux différents médias surtout que joindre les médias est de plus en plus simple.

Je vous met le lien pour lire cet article édifiant sur un secteur victime des coupes budgétaires et des dérives d’un capitalisme sans aucune régulation.

Cliquez ici pour en savoir plus : Chez Orpea, la fin de vie se paye au prix fort.

Mise à jour : Le gouvernement va débloquer 50 millions d’euros supplémentaires pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) a annoncé la ministre des solidarités et de la santé, invitée de RTL jeudi 25 janvier.

En plus des 100 millions inscrits au budget 2018 de la Sécurité sociale, « nous ajoutons 50 millions d’euros qui vont être donnés aux agences régionales de santé pour qu’elles puissent accompagner au cas par cas, en fonction des difficultés, les Epahd qui souffrent aujourd’hui d’un manque de moyens » a t-elle déclaré. (Source Journal Le Monde)

Petites histoires

Les soignants accompagnent dans les gestes du quotidien la personne âgée. L’aide à la toilette, à l’habillage, a la prise des repas, à l’hydratation. Ils dispensent les soins prescrits par les médecins et délivrent les traitements aux résidents.

Ils sont aussi responsables de la stimulation intellectuelle par le biais d’activité.

Ils sont responsables de l’intégrité physique et psychologique des personnes âgées.

Les maisons de retraites ou EPHAD étaient une belle idée, adapté au vieillissement et à la bonne prise en charge des patients.

Les cadres de santé, les infirmières et aides soignantes étaient fières de participer à cette prise en charge. On allait enfin s’occuper des personnes très âgées et des complications liées à leur grand âge ! Les moyens financiers et matériels étaient une promesse du président Chirac avant de devenir une Grande cause nationale.

Dans cette optique, les Ephad ont poussé comme des champignons. Tout était magnifique, les maisons seraient aidés par l’état, l’ARS subventionnerait les recrutements en personnel. Tout était réuni pour qu’un vieux finissent ces jours dans des conditions dignes!

Mais, car dans toutes les histoires il y a toujours ce Mais qui transforme le conte de fée en cauchemar…

Les beaux discours ne font pas forcément les actions.

Les postes promis, les budgets envisagés, tout s’est envolé. Le gouvernement à peut-être mal évaluer les problèmes liés au grand âge, et puis l’espérance de vie rallonge toutes les années.

En terme réel, pour être bien dans le contexte, un vieux vit plus longtemps, vieillit dans les structures, devient dépendant, voir très dépendant pour tout les actes de la vie courante. Il n’est plus rare de croiser dans des maisons de retraites des petits vieux frôlant voir dépassant la centaine d’années, ne parlant plus, recroquevillés dans un fauteuil dit confort ou coquille.

Donc la crise couve, le personnel doit jouer leur rôle et faire leur travail dans les meilleures conditions possibles.

Je sais chers lecteurs que vous êtes entrain de vous dire que tout ce que j’écris ou décris vous le savez ou le soupçonniez déjà. Mais entre l’envisager et le vivre au quotidien, il y a un fossé. Être confronté à des personnes fragiles, parfois malades, parfois violentes, démentes. Ce n’est pas simple à vivre et à simplement décrire.

Alors je vais mettre toutes les choses ressenties, partagées par de nombreux soignants et soignantes au cours de mes escales ponctuelles en EHPAD.

Dans ce texte je voudrais rendre hommage à mes collègues et à toues celles et ceux que je n’ai jamais croisé. Je suis très admiratif pour ces personnes qui y travaillent au quotidien. Pouvant supporter toutes ces tensions et ce métier qu’ils ont choisi par conviction et pour les valeurs qui le sous-tend.

On rationalise, on minute, on planifie mais rarement on écoute. Voilà le quotidien des soignants en EHPAD.

* Rationaliser

Il faut d’abord gérer l’effectif, les arrêts maladies sont nombreux en EHPAD. Les dos sont bloqués, les épaules, les poignets sont abîmés. Alors en embauchant à 7 heure du matin on attend de voir qui manque à l’appel. On croise les doigts et la journée l’effectif sera complet ou alors il manquera une, deux ou voir plus de salariés. Toujours rationnaliser, nous décidons de nous répartir les soins et le nombre de patients des personnels absents. Ce qui veut dire deux ou trois toilettes en plus. Bien évidemment nous oublions les plannings de douches, de kinésithérapie ou autres soins.

La direction veut que les Résidents soient propres et surtout soient présents en salle à manger pour les familles. Il en va de l’image de l’établissement.

Le porte monnaies parle plus en faveur de la présentation, du paraître que des problèmes. D’ailleurs selon les directeurs de nombreux établissements le discours pour les familles est qu’il n’y a aucun problème : la peur que les familles placent leur parent ailleurs.

Pendant que la direction sauve les apparences, les aide-soignante, les infirmiers et les ASH travaillent comme des forcats.

* Minuter

On doit savoir que les soins ont une durée et soins planifiés. Une toilette au lit est de 15 minutes. Un quart d’heure pour laver, changer, habiller et mettre dans un fauteuil une personne.

Une aide à la toilette, laver le dos, les jambes c’est 5 minutes.

Faire manger une personne dépendante c’est 10 minutes, pas plus.

Un change pour les personnes incontinentes et une mise à la sieste après le repas, c’est 5 minutes

Un lever de sieste 2 minutes

Et puis il faut les préparer pour la nuit. Certains établissements privilégient le coucher dit « précoce ». En langage clair, le résident est mis au lit entre 16 et 17 heure.

Dans d’autres, on se retrouve à 2 ou 3 soignants pour soixante personnes à coucher.

Voulez-vous ma pire expérience ? Nous nous sommes retrouvés à deux pour faire les coucher ! Le cadre prévenu de situation tendue, nous a laissé carte blanche : en gros faites pour le mieux.

Imaginez juste un moment coucher 20 personnes dans un temps défini. Il faut pour comprendre connaître les horaires de repas du soir et l’heure de la débauche comme l’on dit dans le métier. Les chariots repas sont livrés à 18 h 30 et les soignant débauche le plus souvent vers 20 h 30 ( ce ne sont pas des horaires exactes mais fonder sur les nombreuses missions ou vacations que j’ai faite.) Donc on se retrouve à faire manger une soixantaine de personne à 18 h 30/ 19 h le plus rapidement possible tout en sachant qu’il faut tous les coucher avant 20 h 30.

C’est une course contre la montre qui s’engage pour les faire manger le plus rapidement possible. Repas rapide, coucher rapide.

* Planifier

En EHPAD comme dans d’autres structures de soins tout est planifié, le temps pour une toilette, l’heure des repas, des couchers, le temps pour faire un lit, changer des draps.

Planifier, les soins, faire le tri entre les soins urgents. Surveiller les gens susceptibles de finir leur jour. Coordonnées les visites de médecin.

Pour nous aider a bien planifier, l’informatique est là. Programme de planification de soins, transmission sur support informatique, liste de patient pour les toilettes. Planifier les demandes de personnels quand les titulaires sont en maladie..

Planifier le chaos c’est notre occupation principale.

Il faut aussi gérer les différentes plaintes plus ou moins justifiées des familles. Gérer aussi les gens qui déambulent, qui deviennnent violents. Accorder du temps aux familles des résidents en fin de vie. Et faire la visite avec les différents médecins traitants. Parfois il y a un médecin référant mais il se peut que chaque résident ait son médecin personnel. Je vous laisse imaginer les soucis de coordinations, la perte de temps et la mise à jour des traitements pour 60 a 80 patients en moyenne.

Planifier, minuter, rationaliser. Est-ce vraiment notre travail à nous soignant. Sommes nous des gestionnaires, des spécialistes de relations publics, des assistants sociaux et aussi des salariés des ressources humaines?

La réponse est simple : non !

Et puis sommes nous des gens qui devons travailler à la chaîne, faire des pansements, des toilettes avec un chronomètre en poche. Nos chers dirigeants ont oublié que l’on travaillait avec des êtres humains, qui parfois ont besoin de parler, de rire ou d’être rassuré. Les patients ou résidents ont besoin avant toutes choses d’interactions de bases humaines.

Malaise

Les soignants ne se reconnaissent plus dans ce système, ils sont en perte de valeurs. Ils ne savent plus pourquoi ils travaillent. Ils avaient choisi ce métier comme moi avec le désir chevillé au corps, l’envie de se rendre utile, de prendre soins de l’autre. C’est encore plus vrai pour les personnels ayant choisi l’ephad pour travailler. D’année en année les conditions de travail se dégradent, les conditions de vie des résidents aussi, tout est lié. Quand le système broie le soignant, il broie aussi le résident. Résident qui lui n’a rien demandé si ce n’est finir ses jours tranquillement.

En EPHAD les problèmes des soignants sont nombreux quand on prend le temps de les écouter, les revendications sont nombreuses : le manque de personnel est la première des choses qui revient dans tous les discours. Les salaires qui sont devenus indécents. Les rythmes de travail, les jours de repos qui sautent pour remplacer les absences, les congés annuels repoussés, parfois des horaires de nuit viennent s’intercaler dans un cycle de travail de jour.

Me viens une question, interrompons notre liste revendicative un instant, voulez-vous ?

Une question, chers lecteurs qui êtes peut-être salariés :

  • Accepteriez-vous des contraintes de travail si énorme?
  • Accepteriez-vous que vos horaires, vos jours de repos soient changés du jour au lendemain?
  • Enfin, accepteriez-vous d’être payé au smic pour subir toutes ces contraintes?

Je pense sincèrement que la réponse serait NON!

Et peut-être que cet article vous ouvrira les yeux sur une profession en grande difficulté. Si vous avez une personne placée en EPHAD ou qui y travaille, vous penserez différemment.

Puis vient le manque de respect des résidents, cette impression d’être maltraitant sans le vouloir mais on le devient par manque de temps à consacrer à l’humain. Ces hommes et ces femmes font ce métier parce qu’ils aiment les gens! Ils placent les relations humaines au dessus de tout, le système fait qu’ils ne peuvent plus être dans ce rôle, celui qui soigne par les mots, qui réconforte par une simple main tenue.

Bien évidemment certains soignants tentent de se faire entendre, par des lettres, des grèves très peu médiatisées mais l’état, les collectivités et même les citoyens français restent sourds.

Ils restent à ces femmes et hommes courageux que leurs consciences professionnelles pour continuer le travail, pour continuer les soins et ne pas trop pénaliser les résidents. Pour continuer à les aider à bien vieillir

Il faut que l’on ouvre les yeux sur les moyens, les problèmes sociaux de ses établissements.

Nous sommes des personnes âgées en devenir, un jour ou l’autre nous serons à la place de ces petits vieux.

Le gouvernement a mis en place des pansements, charte de la bienveillance, conseils réunissant les familles et les intervenants, questionnaires de satisfaction. Mais on se moque toujours un peu du monde. Non?

On ne veut pas remédier radicalement aux nombreux problèmes que posent le vieillissement de la population française.

Tout les ministères sont concernés, la santé bien sûr mais aussi le budget, l’économie et l’emploi. C’est une question qui dépasse les clivages politiques traditionnels, les querelles de clocher.

Ouvrons les portes des EHPAD à un maximum de publics, médiatisons le sujet, informons dés l’école ce que vieillesse veut dire et par pitié arrêtons avec les clichés des années de sagesses, du nombre d’année qui se transforment en nombre de printemps, et j’en passe. En matière de communication, la vieillesse est un sujet délicat. Doit-on expliquer l’incontinence, les troubles cognitifs, la perte d’autonomie au public pour qu’il comprenne que la prise en charge en maison de retraite devient vite une priorité.

Expliquer aussi que les couches que l’on appelle pudiquement des protections sont chères, qu’un fauteuil confort est aussi coûteux.

Qu’une maison de retraite médicalisé a besoin de soignants réellement formés et bien rémunérés pour une bonne prise en charge. Elle a besoin aussi de matériels adéquats et en nombre suffisant.

Il faut absolument que nous nous posions la question de savoir ce que l’on veut pour nos vieux jours.

Que voulons-nous pour Notre Bien Vieillir ?

Le système actuel doit évoluer car dépasser par le nombre de personne âgée à prendre en charge et les pathologies qui y sont associées.

Le chantier est énorme et nécessite des moyens, du temps et surtout une réelle volonté d’agir . Bref du courage politique.

Nous attendons beaucoup de l’état, ce qui est normale au vu de notre imposition, mais que pouvons nous faire en tant que citoyen?

Simplement soutenir les différents mouvements de grève, écrire à son maire, au député. Alerter les autorités quand on a un parent qui réside dans un établissement où l’on constate des choses qui paraissent bizarre. On peut aussi relayer auprès de la direction des établissements les dysfonctionnements constatés. A petite échelle nous pouvons agir aussi.

Une petite info au passage

Une intersyndicale (FO, CGT, CFDT, UNSA, CFTC, CFE-CGC et SUD) a lancé un appel à la grève dans les Ehpad, le mardi 30 janvier, pour protester contre la « suppression massive de postes » due selon les organisations syndicales à une « une réforme de la tarification introduite par la loi vieillissement ». Ils demandent « l’augmentation des effectifs, gage de l’amélioration de la prise en charge des résidents ». (Source Journal Le Monde daté du 25 janvier.)

Allez soutenir dans les EHPAD de votre ville ou village ces protestations qui nous concernent ou qui vont nous concerner à plus ou moins brève échéance.

L’hôpital n’est plus très hospitalier

Mise à jour : suite à la lecture d’un article du journal Le Monde .

Objectif de 70 % de patients en chirurgie ambulatoire d’ici cinq ans, c’est-à-dire 2022, la ministre de la santé l’a rappelé ce jour que c’était une priorité du gouvernement pour faire des économies.

Quelles sont les spécialités concernées?

  • La gynécologie
  • L’urologie
  • La stomatologie
  • La chirurgie vasculaire
  • La chirurgie digestive

Ces quatre disciplines sont visées directement par l’ambulatoire et j’ajouterai l’orthopédie depuis deux ans où l’on voit des patients rentrer le matin pour une prothèse de hanche ou de genoux et rentrer le soir chez eux.

Miracle des techniques médicales, meilleures prises en charges de la douleur et meilleures techniques d’anesthésie. Bref une vrais bonne chose.

Mais, car il y a toujours un mais, le verso de la médaille. Un mirage, un fantasme français qui dure depuis plus de 20 ans!

Encore le mirage de la réduction des coûts par l’ambulatoire qui dure depuis les années 90. Bien sûr, sur le papier la chose est bonne. Les patients demandent à rentrer chez eux le plus rapidement possible, l’hôpital fait des économies en coût d’hébergement( les patients restent une journée ) et celui du personnel de nuit qui est restreint puisque il y a moins de patient à surveiller.

Mais fait-on réellement des économies avec l’ambulatoire?

Les médecins sont pour, mais ils sont d’accord pour n’utiliser que des techniques les plus simples évitant ainsi que le patient revienne se faire ré-opérer suite à des complications. Ils insistent aussi sur le fait que l’ambulatoire doit s’accompagner d’un suivi et d’infrastructure pour le suivi à domicile évitant ainsi une nouvelle hospitalisation. Ils ont aussi la crainte que la chirurgie ambulatoire soit synonyme de désengagement des politiques et pouvoir public dans le système de santé français.

Mais pour cela il faut des moyens, des budget. Donc fini les belles promesses d’économie!

De plus du côté du personnel, les charges de travail sont plus lourdes. En effet les patients nécessitant le moins de soins et d’attention rentrent chez eux laissant la place pour les patients qui restent hospitalisés qui sont les plus «lourds» en terme de soins et surveillance mettant à mal le fameux «une infirmière pour douze patients» en vigueur dans les services actuellement. Situation intenable que la marche forcée vers l’ambulatoire a causé de telles tensions que l’hôpital de Nantes a dû embaucher des aides-soignantes pour désamorcer la crise. Certains services ont dû se réorganiser, emplois du temps, rythme de travail et conscience de sa profession qui sont bousculés. Le nombre d’opérations sont en augmentations, les services de bloc, de salle de réveil et de stérilisation sont très sollicités, à la limite de la crise, du désengagement. Ces personnels n’ont plus la perception de leur travail, le terme «usine» est le plus utilisé pour qualifier l’hôpital.

Que dire des services d’ambulances qui sont deux fois plus utilisées, l’assurance maladie obligeant les médecins à solliciter un transport couché pour un patient opéré pour certaines pathologies. Incroyable gâchis financier. Le nombre de nouvelles hospitalisations suite à une intervention subit en ambulatoire est en augmentation souvent dû à une mauvaise prise en charge de la douleur ou du contexte social.

Les médecins sont pour, les patients sont pour, mais les pouvoirs publics sont dépassés par des questions qu’ils n’avaient pas imaginé notamment le fait qu’une intervention en ambulatoire est toujours moins payé qu’une chirurgie d’un patient hébergé à l’hôpital.

Oui l’économie promise à marche forcée vers l’ambulatoire est un leurre. Une espèce de fantasme que les grands argentiers de l’hôpital et de la santé ont voulu vivre. Le désastre est amorcé.

L’ambulatoire sera aussi la tombe de l’hôpital comme l’idée d’un refuge. L’hôtel-Dieu est abandonné de nos divinités remplacées par celles de la rentabilité !

A l’origine l’hôpital était un lieu particulier, une anomalie dans un temps où les pauvres n’étaient rien.

Au Moyen Age, les hôpitaux français étaient intimement liés à la religion chrétienne puisqu’ils étaient fondés par l’Eglise catholique et administrés par les membres du clergé. L’hôpital n’est pas encore un établissement de soin tel qu’on le connaît actuellement mais un établissement d’assistance, une œuvre de charité.

Les rois, les reines, les puissants bourgeois avaient droit aux médecins, aux soins prodigués par des «soignants». Médecine très empirique et basée sur la saignée et d’obscures croyances.

Mais les médecins ne s’attachaient pas à soigner les pauvres.

Par exemple, Certains grands seigneurs comme le fameux et richissime chancelier de Philippe Le Bon, qui en 1443 fonde les fameux hospices de Beaune.

« Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d’Autun, seigneur d’Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d’août, en l’an de Seigneur 1443 … dans l’intérêt de mon salut, désireux d’échanger contre des biens célestes, les biens temporels … je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l’honneur de Dieu et de sa glorieuse mère … »

Le 1er janvier 1452, les hospices de Beaune ou Hôtel-Dieu sont ouvert «ce palais aux pôvres malades», pauvres, indigents, vieillards. En 1459 Nicolas Rolin obtient la création de l’ordre des Soeurs Hospitalières de Beaune dont la règle associe vie monastique et soins aux pauvres et aux malades.

Donc ce Nicolas Rolin en 1443, lance ce qui sera notre fondement de l’hôpital. Nous sommes au moyen âge après la guerre de cent ans et un homme a l’idée dans ces temps obscurs d’ouvrir un lieu pour accueillir les malades, les mourants.

Et dire que l’on a une image si négative du Moyen âge. Cette époque historique, peuplée de gens qui sont des fanatiques religieux et ne rêvent que de faire griller les gens qui sont d’une autre obédience ou croyance qu’eux. Donc en ces temps d’obscurantisme religieux et d’étouffement de la pensée et de la science recèlent des trésors.

Lecteurs lisez par pitié les traités de Umberto Eco et vous changerez de point de vu sur cette époque. Bref, un homme du moyen âge ouvre un établissement pour soigner gratuitement les laisser pour compte.

Soins aux pauvres et indigents GRATUITEMENT, sous couvert de religion bien évidemment.

Durant des siècles, l’hôpital était un refuge pour les pauvres qui ne pouvaient se payer des soins. Les indigents y trouvaient soins, secours et a manger et du réconfort auprès de religieuses. L’hôpital était une véritable vocation comme l’est la religion.

L’hôpital était hospitalier. Pendant des centaines d’années, les médecins, les sœurs ou les prêtres œuvraient bien souvent avec peu de moyens et l’hôpital existait grâce à la générosité de riches seigneurs, nobles ou bourgeois.

Le système fonctionnait, l’hôpital évoluait en véritable centre de soins, recherche médicale, formation des médecins et des infirmières. Peu à peu au travers des siècles les religieux ont disparu des couloirs des hôpitaux, pour laisser place aux médecins. Et puis les cols blancs ont remplacé les blouses blanches dans les sphères du monde décisionnaires.

Aujourd’hui cette idée géniale d’humanité et battu en brèche. On attend plus que son enterrement. D’année en année, de plan économique et drastique on tue l’idée brillante, peut-être la seule qu’il nous restait venu d’obscure homme du Moyen-âge.

Peut-être que l’obscurantisme n’est pas là, sur la frise chronologique, où on la situait. On commence sûrement à y entrer, l’obscurantisme de l’argent qui recouvre d’un voile opaque toute l’humanité qu’il nous restait.

En tant que soignant, nous avons des valeurs, une éthique que l’on apprend pendant notre formation et qui est notre socle commun professionnel. Médecins, infirmiers, aide-soignant et autres intervenants dans le monde hospitalier nous sommes aux services des patients quels qu’ils soient.

Ces valeurs professionnelles, j’y suis, comme nombre de mes collègues profondément attachés. Mais aujourd’hui, je ne retrouve plus ces valeurs, je n’arrive plus à les mettre en pratique. Le système y est pour quelque chose.

Plan hôpital, rationalisation des soins, de la durée de séjour, facturation à l’acte ou T2A, traçabilité patient, matériel et autres

Plan d’économie, plan de secours. L’hôpital est malade. Malade de sa gestion d’entreprise non adaptée à sa mission de service public.

Pourrait-on différencier l’hôpital d’une clinique, l’hôpital d’une entreprise?

Gérer la santé comme un bien de consommation est intolérable pour les soignants et est d’une incroyable imbécilité. Comment peut-on réellement dire suivant des statistiques qu’une prothèse de hanche c’est 2 jours d’hospitalisation en service de chirurgie ou une Néphrectomie ( ablation d’un rein) c’est 4/5 jours d’hospitalisation.

Si l’on suit cette logique, nous sommes tous des humains fait dans un même moule. Et nous répondons aux traitements de la même manière. Nous récupérons d’une opération suivant les critères de durée de l’assurance maladie. Nous gérons et ressentons la douleur de la même manière, parce que les statistiques l’ont dit.

Ne parlons pas des patients et de leur environnement social. Bien souvent, la patientelle de l’hôpital public est pauvre, précaire socialement. Bien souvent, les soignants se retrouvent avec des patients qui sont atteints de pathologies lourdes qui méritent un suivi à domicile, parfois il faut un domicile pour mettre en place les soins. Parfois il faut de la famille pour surveiller le patient, l’accompagner et l’aider. La population qui vient se faire soigner est dans la misère sociale et affective ce qui complique bien souvent la sortie. Combien de fois mes collègues et moi-même avons-nous dû nous battre contre le médecin pour différer la sortie d’un patient parce qu’il retournerai dans la rue après son opération car il était sans domicile fixe. Trouver une place pour une maison de convalescence à quelqu’un qui ne possède pas de mutuelle mais à droit à la CMU. Autant de situations complexes, le soignant se transforme à l’hôpital tour à tour en assistante sociale, psychologue, secrétaire pour prise de RDV radio ou IRM, et accessoirement nous faisons notre métier qui est je le rappelle de dispenser des soins et traitements.

Le système de soins broie le patient.

Parlons de la manière dont on gère les soignants, le fameux Service Ressources Humaines. Les personnels hospitaliers ne sont pas soumis au code du travail mais au code de la fonction hospitalière, en gros les fonctionnaires hospitaliers sont corvéables à merci. Les RTT qui sautent, les nuits qui succèdent au jours et inversement suivant les besoins en personnel, n’oublions pas les changements de services et les changements de plannings de dernières minutes. N’oublions pas la notation du cadre, cette nouvelle tyrannie pour calmer la grogne. En effet, une mauvaise note et c’est le salaire qui ne progresse pas, la carrière qui est bloquée. Le cadre dans le milieu hospitalier a un énorme pouvoir, les RTT, les repos, les contre postes, les congés annuels et puis les petites mesquineries du genre, la commande de pharmacie qui est faite toujours par la même personne, etc.. Ce qui est le plus dur à vivre c’est le manque d’humanité dans les ressources humaines. Nous ne sommes qu’un numéro de matricule, sans aucun remerciement quand on remplace au pied levé une collègue ou quand on travaille en sous effectif. Jamais un merci, jamais une marque de reconnaissance. Pas besoin que cela prenne une forme pécuniaire, juste un petit mot glissé dans l’enveloppe de notre fiche de paie.

Nous ne sommes pas les plus mal lotis en France. Il est vrai que nous avons un métier, un salaire et du travail. Mais notre salaire contrairement au privé n’a pas évolué, le point est gelé depuis de nombreuses années.

Le système broie les soignants.

La clinique fonctionne comme une entreprise, rentabilité, taux d’occupation, temps opératoire, location de salles d’opération, beaucoup de sous-traitance. Réduire le personnel en fonction de l’activité. C’est une usine à fric, les chirurgiens, médecins sont du privés et surtout trient leur patients en fonction de leur état de santé général, de l’argent qu’ils possèdent. Ce qui est beaucoup plus simple pour les suites opératoires, le placement en convalescence… Les statistiques de la sécurité sociale sont remplis, on opère beaucoup en ambulatoire, protheses de genoux ou hanche, même certaines nephrectomies partielles sont faites en ambulatoires. Les services de chirurgie sont devenus des services ambulatoires. Les patients sont des actes, des K.

les soignants eux subissent, la baisse de salaire, les problèmes de personnels, les sous effectifs voulus pour plus de rentabilité. Les cadences opératoires infernales, les caprices des médecins et leurs tons méprisants. Une clinique n’est pas dans la philosophie de l’hôpital, mais c’est peut-être l’idéal des cols blancs qui ont pris le contrôle des centres hospitaliers.

Le système broie les patients, les soignants mais dans quels buts?

Je ne comprends pas le but de ce gigantesque chantier de destruction. La médecine a fait d’énorme progrès, les techniques opératoires ont permis à une opération lourde d’avoir des suites plus simples. La recherche a fait un pas de géant raccourcissant la durée de surveillance post-chirurgicale. Et puis il y a encore beaucoup à attendre et à accomplir. Mais le progrès scientifique pour qu’il ne pousse personne à la porte.

Oui notre progrès médical va plus vite que nos progrès sociaux. On soigne vite des gens qui n’ont toujours pas de lieu pour dormir au XXIe siècle. On opère et remet des gens sur pieds dont la vie est plus bancale et précaire qu’une prothèse de hanche luxée.

La recherche va si vite que nous les soignants, n’avons plus le temps de parler à nos patients, de leur prendre la main ou d’avoir le temps de composer un numéro de téléphone pour eux. Notre temps est prit par remplir des tonnes de papiers, à répondre à des dizaines de coups de téléphone et à courir après les médecins pour avoir des prescriptions correctes.

Notre questionnaire d’entrée et d’admission comporte bien une case adresse, personne à prévenir et retour à domicile ou en SSR. Mais le système n’a pas trop tenu compte de ce recueil de données ou n’a pas voulu.

Finalement, je suis sûr que le but au final serai le bien-être du patient mais pas le patient réel, un patient riche, éduqué et ayant une hygiène de vie parfaite. Le patient parfait ! Est-ce le cas dans tout les établissements de soins? Avons-nous vraiment croisé ce patient parfait dans nos services?

Aujourd’hui nous avons un nouveau défi, mettre la science médicale au service de tous les patients!

La santé est un bien commun, elle appartient à tout le monde. Être en santé, avoir la possibilité de se soigner afin de la conserver devrait être un combat, une priorité de nos gouvernants.

La science au service du patient. Et pas l’inverse.

Retrouvons notre sens professionnel et notre cœur de métier. Retrouvons le vrai sens de l’hôpital arrêtons de prendre la santé comme un bien de consommation.

L’hôpital était une grande idée à l’origine, un lieu de repos, de soins et de secours pour les plus démunis d’entre nous. L’hôpital représente un anachronisme dans notre société épris d’individualisme, d’argent et d’écran interactif.

Préservons le !

Et préservons les hommes et les femmes qui ont choisi de travailler dans ce lieu hors du temps, qui consacrent leur temps aux autres, à prendre soin de l’autre sans distinction, sans jugement. Un lieu de tolérance, de paix et de repos. Un lieu si rare à notre époque qui en fait une institution si précieuse.

Préservons ces soignants qui de jour comme de nuit prennent soins des autres .. Et surtout respectons les, eux et l’institution qui les emploie…

Lectures d’été…

L'été est une saison propice à la lecture. Les gens ont plus de temps, sont en vacances, la télévision est mise de côté. Tant mieux, plus les gens lisent plus je suis heureux.

L'été n'est pas une saison plus propice qu'une autre pour lire, mes lectures diffèrent pendant cette saison. Je me concentre plus sur les classiques. Pourquoi ?

Pour éclairer les ouvrages contemporain et comprendre l'influence dans le style narratif que des grandes plumes ont créé. Pour le plaisir de relire ces chefs-d'œuvre de la littérature américaine. Plonger dans une autre époque et puis comprendre les évolutions dans le style du Roman.

Bref, l'été est pour moi une analyse plus complète de mes lectures de l'année…

Petit florilège de mes lectures estivales. Ce n'est pas tout ce que j'ai lu pendant ces mois d'été, c'est une petite sélection..

A vous de les découvrir et de me faire partager vos lectures…


L'attrape cœur.

Si vous n'avez pas encore lu ce bouquin, précipitez vous chez votre libraire et dépensez quelques euros pour suvre cet adolescent américain dans l'Amérique des années cinquante. Vous serez absolument époustoufler par la justesse du personnage, Salinger à brosser le portrait réaliste d'un ado, les questions existentielles de cet âge, les émois, le sexe et les interrogations sur l'avenir, sur ce qu'un adolescent veut faire de sa vie. Écrit comme un morceau de jazz, dont les phrases et le style ont la musicalité et le rythme.

Sanctuaire
«Sanctuaire, c'est l'intrusion de la tragédie grecque dans le roman policier.» résumer par André Malreaux, ce roman est une prouesse. En effet si vous ne craignez pas de vous abîmer les yeux à lire le récit d'une jeune femme violée a l'aide d'un épis de maïs, d'un innocent brûler par une foule hostile alors ce roman qui à défrayé la chronique à sa sortie vous plaira à coup sûr. Sanctuaire, c'est le récit de la haine et de la bêtise ordinaire. Thèmes chers à l'auteur. Comme tout les romans de Faulkner, il se situe dans le Sud des USA.
Je vous le conseille car il est unique dans l'œuvre de Faulkner.
 
Absalom , Absalom!
Livre qui fait écho au célèbre Le bruit et la fureur. Je vous laisse le soin de découvrir pourquoi. Une petite piste un des personnages est commun aux deux romans.
L'intrigue est simple, l'incroyable destin de Thomas Sutpen et de ses enfants. Homme de rien dont le rêve n'est autre que de créer une plantation et une dynastie. Toutes les rumeurs de sa bonnes fortunes, les jalousies qui vont naître de son ascension fulgurante, et la chute de son rêve de gloire et de richesse. Cet homme voulait rejoindre l'élite de la société du Sud d'avant la guerre de sécession, se trouve brisé par l'amour de deux enfants. Amour interdit qui vont précipiter le destin de cette famille dans l'enfer.
Roman difficile d'accès car comme dans son excellent ouvrage Le bruit et la fureur, il utilise les mêmes procédés narratifs, mélangeant les temps, les lieux, les dialogues et les monologues intérieurs. Les lecteurs pourront dès les premières pages être dégoûtés par la complexité du style. C'est un roman qu'il faut lire tranquillement, en prenant le temps de relire si nécessaire des passages. N'ayez pas peur, Faulkner saura vous donner une piste, une boussole à tous les lecteurs perdus.

La fameuse “ Conversation de Bolzano ” de l'immense écrivain Sándor Márai. À mon avis le meilleur de ses romans. Je vous en dirai plus très vite.
Roman qui va faire l'objet d'un article très prochainement.
 
Les Révoltés peinture d'une génération d'adolescent livrés à eux-mêmes, les pères étant absents partis à la guerre dans les tranchées. Révoltés à cet âge, contre la société, les autres, les parents adultes. Ce monde adulte dont on ne veut pas encore faire parti mais qui est là présent comme la mort de l'enfance. Ces enfants sont à la limite, dans cet entre-deux vie, ce passage délicat au sortir de l'enfance.

À lire bien évidemment…

 

Le bruit et la fureur le meilleur de William Faulkner. Le plus difficile à lire, mais ce bouquin est l'aboutissement du style Faulkner. Tout y est réuni, les personnages héritiers de la culture et du prestiges des gentlemen du Sud, haïssant le Nord des Etats-Unis pour le mépris et la destruction de leurs mode de vie. La guerre de sécession est présente au fil des pages. La manière de déstructurer le récit mêlant le passé au présent, dans un aller-retour incessant. Il,pousse le vice jusqu'à démêler l'intrigue au fil des chapitres, les personnages tenant une part de la vérité, que le lecteur découvre au fil des pages. Il mêle aussi les dialogues intérieur aux dialogues entre personnage, ce qui rend encore plus déroutant le récit.

Œuvre encensée par la critique, boudée par le grand public mais un roman majeur de la littérature américaine.

Lumière d'août est le plus abordable des romans de Faulkner, l'histoire de la genèse d'un meurtre.
Je vous recommande la lecture de cette œuvre pour commencer à entrer dans le style de cet auteur.

Tandis que j'agonise

Un homme ayant fait une promesse à sa femme se voit contraint de transporter son cercueil et le cadavre dans une autres ville. Elle voulait se faire enterrer dans le cimetières où ses parents reposent. Le père et les enfants partent pour l'aventure.

Écrit comme une farce, ce roman est dans l'oeuvre de Faulkner une sorte d'OVNI. Ce roman vaut d'être lu par le tableau de la mentalité des campagnes de cette époque. Les personnages sont tous particuliers. Il y a l'idiot, le fou, le père très près de ses sous, la fille qui a fauté avant le mariage. C'est un vaudeville a l'humour très noirs.

Mon opinion est faite sur ce fantastique roman que je vous recommande vivement.


Pourquoi faire une fixation sur la littérature étrangère, en particulier anglo-saxonne?

La littérature française a eu son époque de créativité or force est de constater qu'aujourd'hui elle manque d'originalité à part quelques exceptions, l'écrivain français s'est recroquevillé sur lui-même et n'écrit plus d'histoire. Le but du roman est de raconter une histoire, peu importe les lieux, le temps où l'espace.

J'aime la lecture, j'aime quand un récit m'amène à me poser des questions sur notre société, notre rapport au monde par le biais d'une histoire inventée. La fiction, l'imaginaire comme point de départ pour nous ramener au réel. Il fut un temps où les écrivains français avaient ma préférence. Mon regard a changé, les temps aussi, le nombrilisme français qui transpire dans l'art en général me lasse. Le renouveau de l'écrit en langue française, nous vient de nos anciennes régions colonisées. L'Algérie avec l'excellent Boualem Sansal par exemple, les Dom Tom ne sont pas en reste non plus, produisant beaucoup d'écrivain de qualité, et que dire de l'Afrique francophone.

Un article sur les auteurs francophones africains est en préparation pour vous faire découvrir la générosité, la profondeur et la qualité de ces écrivains.

Mais pour l'heure, la rentrée littéraire est là avec plus de 580 parutions, romans, essais, biographie et j'en passe. Quel plaisir de voir que le livre est en si bonne forme et que le monde entier écrit, malgré les guerres, la peur et la platitude intellectuelle dans laquelle la société baigne.

Personnellement, le roman français est fini…

J'attend de tomber sur Le roman français qui me transportera, et je crois que pour cette rentrée je l'ai trouvé mais cela fera l'objet d'un article sur cet excellent roman que je viens de finir et qui a été primé par Le Monde.

Bonne lecture et continuez à lire.. Les écrits restent, les paroles s'envolent..

 

En apnée …

 

 il y a des moments où l’expiration est une nécessité pour retrouver l’inspiration. Souffler fort pour retrouver une bonne respiration, dans l’histoire, dans les mots. La page blanche, ce moment où je vais créer un nouveau fichier sur mon traitement de textes. L’écran, la page blanche, le curseur qui clignote attendant que je tape un mot. Rien ne sort, la panne. Comme un sportif en compétition qui au bout de lui-même va chercher le second souffle. Je suis dans cet état d’esprit, je cherche mon second souffle. Ma petite histoire a besoin de ce petit alizé qui regonflera les voiles de mon bateau livre. Pour l’instant, je regarde désespérément ma voile morte, ma feuille blanche et ce foutu curseur qui me nargue. Ce petit signe qui me fait des clins d’œil comme une putain, m’engageant a le suivre pour une partie de mots en l’air. Mais voilà pour une belle partie, mon Viagra n’est pas dans ma poche.. Je l’ai oublié, perdu.

Il y a des moments d’abattement où tout ce que l’on écrit paraît bien illusoire. Notre égo en prend un sacré coup, écrit-on pour soi ou pour les autres? Et cet autre que lit-il ? Tout est remis en doute. On relit, on corrige, on tourne en rond.. Mais au fond, c’est le vide.. Aujourd’hui, je ne sais pas si j’écris pour moi ou pour vous. Vanité, égocentrisme.. Toutes les personnes qui créent aiment que l’on jette un œil sur ce qu’ils ont produit.. Nous pouvons par moment être fier de ce que l’on a créer. Apres tout, ce n’est pas donné à tous le monde de se mettre à nu comme cela.. Mettre beaucoup de nous-même ou un petit peu seulement est courageux.. J’admire les créatifs pour ce qu’ils osent montrer, leurs faiblesses, leurs émotions, leurs névroses.. Effectivement ce n’est pas donné à tous le monde… Peut être qu’à force de se dévêtir de la sorte, la panne d’inspiration et un petit rappel de pudeur.. Ou alors, nous n’arrivons pas à sortir ce qu’il y a en nous car cela nous dépassent.. Peut-être que cela me dépasse et que ma personnalité  se défend ainsi,  » Attends un peu, c’est trop frais pour toi mon grand. Gardes ça, laisse mijoter dans ton satané cogiteur.. Et quand ce sera prêt tu pourra le servir ! » 

Mon esprit, mon cogiteur a sûrement raison… Mais j’ai quand même un doute.. Feuille blanche…

Dans ces moments là, j’essaie de changer de support, je reprends le papier, le stylo ou le crayon gris. J’aime ce contact du papier que je caresse du bord de la main quand les mots se laissent coucher sur le papier. Le son du crayon qui égratigne la cellulose, son cri quand elle n’en peut plus. Cette douleur dans les doigts, la petite crampe de la main quand les mots torrentiels se déversent. Ce contact charnel avec l’écriture, le même plaisir que le livre.

Malgré ce changement, je me suis transformé en un animal marin capable d’arrêter ma respiration pendant de longs moments..  Rien n’y fait, papier, écran, stylos, claviers..

Le livre, mon refuge, mon abris. Mes voyages immobiles… Quel bonheur de pouvoir s’immerger dans la création d’un écrivain.. Il est des arts mineurs comme la chanson et des arts majeurs comme l’écriture ou la musique qui finalement ne sont pas si éloignées l’une de l’autre. On écrit de la musique autant qu’un roman. Les outils sont les mêmes, les matériaux différent. Le papier et la plume, les mots et les notes. Parfois les mots et les notes se confondent aussi, dans ces rares moments où les arts se rejoignent pour n’en former plus qu’un.. Moments rares et intenses.. Comment nommer cette symbiose de deux arts? Le mot ce soir m’échappe…

Aidez moi a retrouver ce mot… Ce moment unique ou deux esthétiques se confondent, n’en faisant plus qu’un.

En apnée créative…. Pour combien de temps…