Salon de lecture.

Autours d’une tasse de thé blanc nous bavardons de nos vies, du temps qu’il fait. Le printemps est là dans l’air juste perceptible comme l’est la nature par temps de brume. Un parfum de léger de fleurs , des bourgeons sur les arbres, l’air se réchauffe.. la promesse des beaux jours , d’été..

Elle choisi un thé vert et moi un thé blanc sans sucre., bien évidemment. Pourquoi une telle assurance, parce que nous conversons depuis longtemps principalement de séries, de film ou de littérature..

Assise en face de moi les jambes croisées , elle me propose sa lecture d’un auteur que j’affectionne particulièrement et elle a choisi son roman le plus délicat.

Je vous laisse écouter ce que « Les enfants de minuit » de Salman RUSHDIE lui ont murmurer

Saleem Sinai, le héros de ce roman, est né à Bombay le 15 Août 1947, à minuit sonnant, au moment même ou l’Inde accède à son indépendance.

Il est doté de pouvoirs magique, comme les milles enfants nés entre minuit et une heure ce jour là.

Par son souffle l’auteur nous offre une sage familiale emporté par le cours de l’histoire. Il nous prend la main et nous fait traverser l’Inde sur son tapis volant. C’est un roman foisonnant, coloré, odorant, épicé …. à l’effigie de son pays. Nous voyageons du Cachemire chez les grands parents, à Bombay chez ses parents, au Pakistan ou l’on écoute Jamila sa sœur chanter.

« Aucune couleur, sauf le vert et le noir les murs sonts verts le ciel est noir (il n’y a pas de toits) les étoiles sont vertes la Veuve est verte mais ses cheveux sont noirs comme la nuit »

Nous voyageons avec Saleem dans des aventures burlesques ou grandioses. On plonge dans ce roman, on y voit les sari or, les rues poussiéreuses, on sent les curry….

On entend les différents dialectes, on est transporter dans l’Inde de Rushdie décrit avec tant de talent qu’il est impossible de ne pas être transporté, fasciné par ce récit.

Je leur dis:  » c’est la vérité. La vérité de la mémoire, parce qu’elle est particulière. la mémoire sélectionne, élimine, modifie, glorifie et dénigre aussi; mais à la fin elle crée sa propre réalité, sa vision des événements, hétérogène, mais généralement cohérente; et aucun être humain sain d’esprit ne fera plus confiance à la version d’un autre que la sienne »

Résumé l’intrigue est presque impossible, sous peine d’en dévoiler un peu trop.

Il s’agit de la vie d’une famille indienne de religion musulman, le Sinai-Aziz, de la perte de la foi de son grand père Aadam Aziz, jusqu’à la rupture avec le Pakistan et le retour de la Grande Mère Inde du petit fils Saleem qui est aussi le narrateur.

Tous les boulversements sociaux, politiques ou économique du pays trouvent leurs causes dans les événements qui parsèment la vie de toute sa famille.

Saleem subit la naissance de sa sœur et des enfants du quartier.

A 9 ans, il découvre qu’il a reçu le don puissant d’investir l’esprit des gens et enchevêtré avec son rôle de « symbole du pays dont il à hérité à sa naissance, faits de sa vie une étole aux fils multiple et indémêlable.

A 10 ans, il apprend qu’il y a 581 enfants, qui fêtent leur anniversaire en même temps. Il comprend le secret de l’heure de sa naissance, il décide de former sa bande qui s’étend sur tout le pays et dont le quartier général est derrière ses sourcils. Il crée ainsi le « Congrès des enfants de minuit »

A 11 ans il découvre l’impossible filiation familiale lors d’un transfusion sanguine. La famille le tolère amis migre au Pakistan.

Il s’engage dans l’armée et c’est une progression tout en noirceur à l’age adulte faite de cruelle absurdités, des propagandes, des coups d’état, des guerres, jusqu’à la liquidation des enfants de minuit par les sbires de la Veuve (Indira Gandhi).

C’est un livre merveilleux, à ne pas manquer

Accrochez vous au début et laissez vous guider par le conteur qui nous narre une histoire au réalisme magique.

Merci Myriam pour ce récit et cette critique ..

Cabinet de lecture où l’on parle d’Haruki Murakami…

Tranquillement installé dans mon fauteuil favori, a côté de ma table de travail, je parcourais le nouveau Murakami que je venais de me procurer. Un jour il faudra vraiment que j’écrive un article consacré à son œuvre. Je le ferai c’est promis..

  
L’Étrange bibliothèque n’est pas un roman, mais une nouvelle magnifiquement illustré par Kat Menschik, artiste berlinoise ayant déjà collaboré avec Murakami sur deux autres nouvelles, Sommeil et Les Attaques de la boulangerie. Pour connaître son travail c’est par ici… 

J’allais commencer à lire et on tapota timidement à la porte, elle était là tenant timidement un livre de poche à la main. Un sourire sur les lèvres comme une excuse. Je la prie d’entrer et de s’installer. Sans aucune hésitation, elle s’assied sur le même fauteuil que la dernière fois, prit la tasse de thé que je lui offrit et elle me présenta sa lecture.. Murakami ! Le hasard fait bien les choses parfois, nous avons parler de cet auteur incroyable, cette plume d’une poesie inégalée, cet univers si particulier. J’apprend qu’elle adore cet auteur. Je lui montre ma nouvelle acquisition. Le sujet est inépuisable, elle est intarissable sur le sujet. Le jour commence à décliner, dans la lumière tamisée la discussion se poursuit sur sa lecture, Les Amants du Spoutnik

Je vous laisse ses mots, ses impressions sur sa lecture… Merci à Canelle pour ce partage.

  

Cet écrivain fait parti de mes auteurs favori.

J’aime sa plume, son monde, les histoires qui nous font avancer sur les relations humaines, la dose de sentiment qui en découle, les mondes qu’il nous raconte nous transportent, on y rêve secrètement….Jaime Murakami
Ici Murakami nous livre ses mots et son univers dans un roman d’amour entre un monde parallèle et un néant spirituel
Lui c’est K professeur des écoles

Elle c’est Sumire et rêve de devenir romancière
K rêve secrètement d’une relation d’amour avec Sumire.
Elle ne veut que son amitié sincère, tandis qu’elle tombe en Amour pour Min.

Elle se transforme pour lui plaire, change de style vestimentaire, d’appartement, de vie en somme juste pour se rapprocher d’elle.

Elles partent en voyage, se livrent, se racontent, apprennent à se connaitre… A faire naître des sentiments, des désirs.

Et puis un jour c’est la disparition…… Dans un monde parallèle sûrement.
On rêve, on frémit, on a peur, on , on garde espoir…. On vit avec eux.
J’aime ses sentiments …

 » elle élargissait les limites du monde ou je vivait, m’aidait à respirer plus profondément. Personne d’autre ne me faisait cet effet  »
J’aime sa simplicité …

« Lire nous était aussi naturel que respirer. Au moindre moment libre, il nous fallait nous asseoir seuls dans un coin tranquille et tourner les pages d’un livre. »
J’aime son regard….

« La vue était si impressionnante qu’elle donnait envie de la découper avec des ciseaux pour la punaiser au mur de sa mémoire »
J’aime tout simplement…..

« Derrière les choses que nous croyons connaître se cache toujours un proportion identique d’inconnu »

Cabinet de lecture, une invitée ….

Assise tranquillement dans son fauteuil choisi, une tasse de thé fumante entre les mains pour se réchauffer, canelle son pseudonyme du moment, me parle de sa dernière lecture..

Le temps est suspendu pendant cet échange… Moments précieux de quelqu’un qui sait arrêter son temps pour l’offrir en partage. 

Elle a choisi de se laisser influencer par quelqu’un pour un livre, je lui laisse nous raconter sa lecture..

Les Braises de Sándor Márai lu et apprécié par canelle… 

 

Cet été grâce à un homme, j’ai découvert une nouvelle littérature.

Une littérature hongroise.

Oui hongroise.

Moi aussi j’ai été surprise tout d’abord. J’ai acheté sans trop de convictions, mais comme j’aime prendre des risques littéraires j’ai fait confiance à cet homme.

Je l’ai commencé immédiatement et là énorme surprise j’ai adoré, je l’ai dévoré.

C’est un style totalement différent et on y rentre très rapidement. 

Moi qui n’aime pas les détails inutiles dans l’écriture, là tout est utile, tout à son importance.
Après quarante et un an, l’écrivain nous narre en une journée les dialogues des protagonistes désormais vieillissant.

Ils vont passer le temps en relatant la dernière journée passé ensemble , s’interroger sur leur vie (enfance, amitié, carrière professionnelle, vie amoureuse) et surtout sur leur « rupture amicale ».

C’est un monologue mené à la façon d’une enquête policière par l’un et toléré par l’autre.

Il est rare qu’un roman aborde la fidélité et les relations humaines aussi simplement.
« Lorsque, par hasard, deux êtres qui ne sont pas de nature différente se rencontrent, quelle félicité ! C’est le plus beau cadeau du sort. Malheureusement, les rencontres de ce genre sont extrêmement rares. »
On y comprends la simplicité et en même temps toute la complexité de leur amitié
« Henri apprenait facilement ; Conrad, avec difficulté, mais ce qu’il avait appris, il le retenait avec l’avidité de l’avare dont ce serait toute la fortune. »
« (…) lorsque tout est achevé, on répond avec l’ensemble de sa vie aux questions que le monde vous a posées. Les questions auxquelles il faut répondre sont : Qui es-tu ? Qu’as-tu fait ?… A qui es-tu resté fidèle ? »
Ce livre recèle d’une quantité inénarrable de citations. On pourrait tout le citer tellement il analyse finement les sentiments.