Poème du soir..

Voyage initiatique dans la poésie persane.

Les cinq poèmes de Nezâmî sont l’une des plus célèbres œuvres de la littérature médiévale persane. A la fois recueil de poèmes, de textes issus du folklore et ouvrage philosophique, ils ont été recopiés, enrichis, ornés maintes et maintes fois au cours des siècles grâce à des calligraphies, des enluminures et des peintures miniatures. L’un des textes les plus célèbres de ce recueil est l’histoire de Khosrow et Chirine, racontant la vie tumultueuse d’un souverain perse du VIIième siècle, amoureux d’une belle princesse, fille de la reine d’Arménie ; en quelque sorte le Roméo et Juliette perse. Ce livre serait à l’origine du conte des milles et une nuits.

«A l’aube, quand le roi s’éveilla, il vit à ses côtés ce dattier sans épine qu’était Chirine.

En voyant sa jeune mariée son âme s’épanouit et, aussitôt il enfourna ce bon pain qu’était Chirine.

Les baisers de sa belle épouse, pareils à un vin velouté, le libérèrent vite de la torpeur.

Epanouie comme un bouquet de roses, Chirine lui déversa de ses lèvres le vin du bonheur.

Elle mit ses tresses noires autour de son cou et pressa ses deux seins de grenade sur sa poitrine.

Comme la violette à l’oreille de l’anémone, il ne faut plus attendre, lui murmura Chirine.

Lorsque le nuage dévoila toute la beauté de la lune, on vit le roi perdre toute patience.

Oui, contempler la beauté égare la raison, comme le vin de Chine fit perdre à Mani conscience.

Ivre de vin et d’amour, le roi se mit à piller cette province qu’était sa bouche sucrée.

Jamais, le roi n’avait bu plus doux vin matinal, ni goûté plus béni matinée.

Il commença, d’abord à cueillir ses fleurs, espérant ouvrir le sourire de sa rose.

Puis, il entonna pour elle son chant d’amour, s’invitant à goûter aux fruits de sa fraîcheur éclose.

Il se délecta du pommier de son menton, du jasmin de sa joue tout en caressant la grenade de ses seins.

Au cours de ses ébats, tantôt la colombe échappait au faucon, tantôt elle se posait en son sein.

Parfois, grisée par ce jeu délicieux, la douce colombe venait s’abriter sur sa forte poitrine.

Dans cette joute de la biche et du lion, le roi prit enfin le dessus sur Chirine.

Et surprenant la gardienne du trésor, de son rubis il déflora Chirine et le sceau de sa cornaline.

Ainsi, de son cœur il délivra la peine, et de l’hymen de cette rose chassa enfin la poussière.»

Au cœur de la distance

La distance entre les personnes s’est largement contracté, le temps d’un clic on parle à une personne habitant un pays qui nécessiterait un voyage éprouvant en avion. Oui, rien n’est plus simple pour se contacter que de lancer une applications de messageries instantanées et nous voilà en conversation avec un ami qui fait un voyage au Japon.

La technologie aide les gens à garder le contact.

Personnellement, je me sers beaucoup d’application de messagerie, WhatsApp, Facebook Messenger, Skype et les SMS bien sûr !

Mais pendant que nous papotons à l’aide de ces interfaces numériques, le papier perd du terrain pour disparaître complètement.

J’aime recevoir une lettre manuscrite, écrit d’une main tenant un stylo. Tout un monde qui disparaît petit à petit. C’est un geste particulier de lire et d’écrire une lettre. Il y a d’abord l’ouverture de la boîte à lettre, et puis au milieu des factures, pubs et autres mailings, on trouve une enveloppe écrite à la main au nom et adresse. Un coupe papier ou même une paire de ciseaux faisant l’affaire et nous pouvons lire attentivement l’écriture.

C’est un moment magique que de savoir qu’une personne au lieu de prendre un traitement de texte, son clavier et choisir la bonne police.

Qui écrit un mot?

Ne serait-ce qu’un mot doux le matin à son amoureuse ou amoureux?

Et pourtant ce petit geste du matin ou du soir réconforte et une preuve d’attention. Et ce à n’importe quel moment de sa vie. Par exemple je m’occupait dans un cadre professionnel un couple marié depuis 50 ans, en soit c’était magnifique mais quand ils ont raconté que chaque matin jusqu’à récemment, à cause de son Parkinson, il lui écrivait un petit mot d’amour.

Ma génération on se faisait passer des petits bouts de papiers griffonnés pour déclarer notre flamme adolescente à la superbe jeune fille que l’on imaginé nue ! Aujourd’hui nos enfants n’aiment plus écrire ou lire est fastidieux et pourtant quel plaisir de lire un mot..

Une lettre a une connotation temporelle, c’est à dire que la personne a prit du temps pour écrire et aller la poster. On se pose tranquillement et on s’applique à l’écriture et à son orthographe et à sa grammaire.. un mail est plus rapide et le risque de faire des fautes est minimiser par les correcteurs orthographiques inclus.

Oui, mais c’est impersonnel dans le sens où l’écriture requiert un nombre important de réponses à des stimulus que l’écran et les touchent d’un clavier inhibe.

La relation lointaine, l’amour à des kilomètres, parfois a des frontières est -il une pure folie ou une grandes aventures?

Envisager une relation, entamer une relation amicale ou amoureuse est toujours délicat. Les premiers rendez-vous, notre langage corporel et nous savons si nos goûts communs peuvent créer l’alchimie de l’amour, cette pierre philosophale !

Mais une relation a des centaines de kilomètres m’épates. Cette confiance que ces deux êtres ont placé en chacun d’eux, l’amour qui les connecte et les preuves d’amour qu’ils doivent multiplier pour ne pas rompre ce délicat lien.. ils me font penser à ce funambule des années 70 qui a marché sur un fil reliant deux buildings à 100 mètres de hauteurs.

Donc pour continuer mon article, je vois que l’amour est très difficile à entretenir un sentiment, un attachement.

Première règle, promettre et faire. On se promet de s’appeler à une heure précise et on s’y tiens

Deuxième règles, on reste en contact avec son Autre, un petit mot SMS ou une photo avec un smartphone tout est quasiment possible. Organiser un rendez-vous Skype, FaceTime ou WhatsApp et on se doit d’y être!

Respecter la parole donnée

Surtout ne pas commettre l’erreur de dire je viens pour le week-end puis tout abandonner à cause du boulot.. il faut savoir donner la priorité à l’être aimé. Celle où celui qui sera là pour vous !

Ne pas oublier les petites attentions, les week-ends en amoureux, se rappeler les moments de bonheur et surtout se dire qu’il y en aura d’avantage.

Faire des projets communs et puis ne pas construire des châteaux en Espagne mais de vrais projets auxquels le couple pourra s’engager.

Il y a plusieurs façon d’être éloigné: parfois ce n’est pas forcément la distance qui nous éloigne mais la vie quotidienne, le travail, les enfants et on oublie le couple. Ce ferment qui a vu pousser dans le ventre de Madame ce fruit délicieux béni des dieux, un enfant devient un perturbateur de l’équilibre au sein d’un couple.

L’engagement, que vous soyez éloignée par la distance ou proche dans une maison commune est la même problématique. L’engagement et pouvoir savoir que l’on peut compter l’un sur l’autre. Magnifique sentiment que de savoir qu’une personne bienveillante nous protège.

Essayer de profiter l’un de l’autre à la puissance dix ! Et fixer un autre week-end.

L’amour n’existe pas, c’est du vent tant que vous ne passer pas à l’acte. Un véritable lien de confiance s’établi avec le temps, sans précipitation. Elle se construit comme une maison, la confiance en est la base; les fondations et puis les murs des sentiments montent au fil des mois et un jour après avoir monté et meublé votre coquet petit cocon peut être y ajouterez-vous un toit… un toi pour toit..

Amour épistolaire ne rime pas toujours galère

Distance ne rime pas toujours avec absence;..

Libre à tir d’aile !

Sur l’auteur

Ancien pilote de l’US. Air Force, Richard Bach s’est souvenu de l’ivresse des vols en haute altitude pour écrire Jonathan Living le goéland. Publié en 1960, ce conte initiatique, hymne à la liberté, l’a rendu célèbre dans le monde entier.

La der

Jonhatan Livingston n’est pas un goéland comme les autres. Ses parents et les autres membres de son clan ne voient pas plus loin que le bouts de leurs ailes. S’ils volent , c’est uniquement pour se nourrir. Joénathan, lui, vole pour son seul plaisir. Et en volant toujours plus haut, toujours plus vite. Il sait qu’il donnera un sens plus noble à la vie.Effrayés par son audace, ses semblables le rejettent . Mais Jonathan va se faire de nouveaux amis…

Entre les lignes

« C’était le matin et l’or d’un soleil tout neuf tremblait sur les rides d’une mer paisible. […] mais seul, loin du bateau et du rivage, Jonathan Livingston le Goéland s’exerçait. »

Un goéland voulait sortir du lot, il voulait donner un sens à sa vie, autre que de battre des ailes pour se nourrir et d’attendre sans rien faire à part exerçait ses cris et deanbuler sur les rochers ou une plage.

Il désirait voler pour le plaisir et non pour aller pêcher ou manger ce que les chalutiers rejetaient .

Il voulaient voler pour le plaisir et les sensations, le grisement d’un vol en pique ou la très haute altitude. Après la découverte de ses désirs de liberté, il est exclu par son clan.

Malheureux car sans familles et heureux car il avait toute liberté de s’exercer au tonneau, à la vitesse, à l’étude de position de ses ailes, Jonathan Livingston griser par la vitesse percute l’eau de mer a près de 180 km/h.

Devenu un goéland fantôme ou plutôt un ange car son plumage devient brillant comme une étoile.. il est au paradis, enfin il se croit au paradis où il apprend à se surpasser, toujours plus haut, toujours plus vite . Il y arrive à force de courage et d’abnégation.

Il se surpasse en vitesse et en figure de vol.

Au vu de ses prouesses et de son habilité , il est chargé d’accompagner les jeunes goéland qui aime voler pour le plaisir. Et rien que pour voler et voler encore exploitant leur potentiel, leur habilité et saisir ce qu’est le paradis.

« Non, jon, il n’existe rien de tel. Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis, c’est simplement d’être soi-même. »

Ce conte initiatique est une pure merveille. L’idée de s’envoler, de Faire exploser les barrières du déterminisme quitte à y laisser sa vie.

La liberté c’est prendre conscience de ses limites, les repousser, vaincre nos peurs.

Le vent de la liberté que Jonathan doit éveiller chez les autres

Goélands. Dans Cette révolte ancré dans son cœur et dans ses ailes lui est reproché, irresponsable petit goéland qui ne vole pas pour se nourrir mais seulement pour voler.

« irresponsabilité ? Mes frères! S’écria-t-il, qui donc, est plus responsable que le goéland qui découvre un sens plus noble à la vie et poursuit un plus haut dessein que ceux qui i’on précédé? »

C’est aussi briser nos chaînes, briser les tabous sociaux, accepter la différence de l’autre et nos idée préconçues

Ce petit goélandest est a la recherche de la liberté comme nous autres humains

Le procédé narratif de remplacer un humain par un animal est un très vieux procédé littéraire. Cela rappelle les fables de Lafontaine ou celle d’ Esope (fin du VIIe Av JC).

Conte ou fable, peu importe car les phrases courtes et touchent le cœur fortement.

Ce roman qui m’a’ a été offert par Ma belle d’âme , est une pure merveille. Tellement rafraîchissant, complexe dans sa nature mais simple dans la forme.

Essayer de suivre Jonathan Livingston, « Le goéland voit le plus loin qui vole le plus haut. » que le boit de son bec

«Tout d’abord, leur dit-il en appuyant sur les mots, il vous faut comprendre que le goéland n’est que l’image d’une liberté sans limites créées […] et que votre corps perceptible d’un bout d’aile à l’autre, n’existe que dans votre conscience! »

Bonne lecture de ce conte magnifique et rafraîchissant !

Poésie du jeudi

En ce moment je lis énormément de poète contemporain de tous;es continents.. je fais des recherches, je passe beaucoup;de temps dans les bibliothèques, les librairies, à chercher comme un enfant cherchant son doudou ou son jouet.

La poésie fait parti de la vie, tout dans ma vie est poétique. D’ailleurs la poésie n’est pas joyeuse mais magnifie le quotidien.

Oui, on peut être dans une mauvaise passe mais un poème m’aide à me sentir mieux dans les moments délicats de ma vie. Une rupture amoureuse, un amour récent, un amour naissant, un deuil ou la perte d’un ami ou amie ‘ désolé mesdames les partisante de l’écriture inclusive, ce qui d’ailleurs me heurte en lisant un texte rempli de .e .es.

A qui ressemblerait un poème d’amour en écriture inclusive, Victor Hugo en écriture inclusive, ou le livret de Carmen en inclusive.. une atteinte à la beauté de l’art littéraire!

Arrêtons avec ce sujet je pourrai en écrire des tonnes!

Je vais partager avec vous un poète espagnol Miguel Hernandez

Mais qui était t-il , un des plus grands poètes d’Espagne qui a 14 ans abandonne l’école et ses parents. Il passe son temps dans les bibliothèques Où il lit les auteurs majeurs de l’âge d’or de la littérature espagnole. Sans personne pour l’aider, pas de maître ou tuteur amour l’aider il publie en 1929 son premier poème dans journal hebdomadaire local. Il ne se repose pas sur ses lauriers, il part à Madrid deux fois. La première fois est un échec cuisant, la seconde il rencontre les auteurs fameux comme Pablo Neruda.

Pendant la guerre civil il se bat aux côtés des républicains , quand Franco annonce la fin de la guerre civil, il tente de fuir en au Portugal mais arrêté à la frontière, il passe du temps en prison à Madrid et écrit . En 1940, il est condamné à mort mais sa peine sera commuée en trente ans de peine de prison où il meurt atteint de la tuberculose en 1942.

Peinte, pas vide

Peinte est ma maison

De la couleur des grandes

Passions et disgrâces.

Elle reviendra des pleurs

Où elle fut conduite

Avec sa table déserte,

Avec son lit en ruine.

Fleuriront les baisers

Sur les oreillers.

Et autours des corps

S’envolera le drap

Son lierre puissant

Nocturne, parfumé

La haine s’amortit

Derrière la fenêtre.

Ce sera la douce griffe.

Laissez-moi l’espérance.

Miguel Hernandez

pour Maud

Mercredi poésie

Tout les mercredis, je publierai un poème qui m’aura touché.

Un poème qui m’aura marqué dans la semaine, ému.;

La poésie est si rare de nos jours, qu’une petite dose par semaine est une prescription intellectuelle nécessaire pour enchanter notre monde..

« Le soir dit:

« j’ai soif d’ombre ! »

La Lune dit : « Moi, soif d’étoiles. »

La fontaine cristalline réclame des lèvres

Et des soupirs le vent.

Moi j’ai soif de parfums et de rires,

Soif de chants nouveaux

Sans lunes et sans iris,

Et sans amours défuntes.

Un chant du matin qui ferait trembler

Les tranquilles eaux dormantes

De l’avenir. Et remplirait d’espérance

Leurs ondes et leurs limons.

Un chant lumineux et dispos

Rempli de pensées,

Vierge de tristesses et d’angoisses

Et vierge de rêveries.

Chant sans chair lyrique qui remplirait

De rires le silence

(Un vol de colombes aveugles

S’élançant vers le mystère ).

Chant qui irait au cœur des choses

Et au cœur des vents

Et qui reposerait à la fin dans la joie

Du cœur éternel. »

Frederico Garcia Liorca

L’impitoyable nature de l’homme est hostile

Je ne suis pas fan de western. Peu de référence cinématographique sur ce thème. Pour moi, les westerns étaient un film où les bons sont les cow boys virils et ayant la gâchette facile. Les méchants étaient les indiens, vilains autochtones qui volaient, pillaient les pauvres fermiers pionniers du far west. C’était donc les codes que j’avais en tête quand j’ai regardé pour la première fois (forcé par ma sœur) . Danse avec les loups .. et là les codes étaient bouleversés. Enfin les amérindiens avaient une humanité étaient considérés comme des etres humains.

Je crois que ce film a marqué un énorme virage dans la conscience américaine et mondiale de reconsidérer notre vu de ses nations indiennes. La littérature avait déjà entamer ce virage. Mais le livre touche moins de personne que le cinéma.

J’ai vu Hostiles, plus qu’un western une ode à l’Ouest à la Jim Harrison. Ça pue la sueur, la poussière et le sang.

C’est l’ouest de Cormac McCarthy. Dur et impitoyable.

Le résumé est simple, un capitaine de l’armée a une dernière mission, celle d’accompagner un chef indien atteint d’un cancer pour qu’il meurt dans le Montana sur ses terres. Ce capitaine et le chef indien ont un vieux contentieux.

Il y a quand même les codes de westerns, la pauvres femmes, les fermiers assassinés par de vilains comanches !

Mais oublions les codes un moments et penchons nous sur les personnages, celui qui m’a bouleversé dans ce film est Rosamund Pike en veuve éplorée devant enterrer toute sa famille et son nourrisson, le capitaine et ses hommes brisés par la guerre de sécession, les guerres indiennes. Des soldats désillusionnés par la guerre et ce que l’homme peut faire en temps de guerre.

Finalement, hostiles c’est nous les humains dans certaines conditions nous sommes hostiles aux autres pour notre survie. Hostiles aussi la nature, sauvage et belles mais indomptables…

Hostiles est un magnifique film et je me permet de mentionner le travail impeccable de la photo.. les images des paysages sont merveilleuses…

Est-ce que tu es d’accord Laurence Chiavacci ?

On peut et on doit reconnaître la beauté hostile de ce film et le recommander.

Et je vous le recommande en VO…

L’appel aux étrangers vivant en France

En relisant le roman de Blaise Cendrars « j’ai tué » suivi de « j’ai saigné ». Je me suis rappelé qu’il avait été le signataire et l’inspirateur d’un appel en août 1914 signe par de nombreux intellectuels.

L’appel aux étrangers vivant en France

Cet appel a été placardé sur les murs de Paris puis repris dans la presse, Le Figaro, Le Matin, Le gaulois.

Blaise Cendrars a fait deux guerres mondiales et a été blessé au front et a écrit deux courts textes de cet épisode de sa vie. Texte dur, violent mais à lire absolument.

Je vous laisse cet appel

« L’heure est grave

Tout homme digne de ce nom doit aujourd’hui agir, doit se défendre, de rester inactif au milieu de la plus formidable conflagration que l’histoire ait jamais pu enregistrer.

Toute hésitation serait un crime.

Point de paroles, des actes.

Des étrangers amis de la France, qui pendant leur séjour en France, ont appris à l’aimer et à la chérir comme une seconde, patrie, sentent, le besoin impérieux de lui offrir leurs bras.

Intellectuels, étudiants, ouvriers, hommes valides de toutes sortes – nés ailleurs, domiciliés ici – nous qui avons trouvé en France la nourriture de notre esprit ou la nourriture matérielle, groupons-nous en un faisceau solide de volontés mises au service de la plus grande France. »