Poésie du jeudi

En ce moment je lis énormément de poète contemporain de tous;es continents.. je fais des recherches, je passe beaucoup;de temps dans les bibliothèques, les librairies, à chercher comme un enfant cherchant son doudou ou son jouet.

La poésie fait parti de la vie, tout dans ma vie est poétique. D’ailleurs la poésie n’est pas joyeuse mais magnifie le quotidien.

Oui, on peut être dans une mauvaise passe mais un poème m’aide à me sentir mieux dans les moments délicats de ma vie. Une rupture amoureuse, un amour récent, un amour naissant, un deuil ou la perte d’un ami ou amie ‘ désolé mesdames les partisante de l’écriture inclusive, ce qui d’ailleurs me heurte en lisant un texte rempli de .e .es.

A qui ressemblerait un poème d’amour en écriture inclusive, Victor Hugo en écriture inclusive, ou le livret de Carmen en inclusive.. une atteinte à la beauté de l’art littéraire!

Arrêtons avec ce sujet je pourrai en écrire des tonnes!

Je vais partager avec vous un poète espagnol Miguel Hernandez

Mais qui était t-il , un des plus grands poètes d’Espagne qui a 14 ans abandonne l’école et ses parents. Il passe son temps dans les bibliothèques Où il lit les auteurs majeurs de l’âge d’or de la littérature espagnole. Sans personne pour l’aider, pas de maître ou tuteur amour l’aider il publie en 1929 son premier poème dans journal hebdomadaire local. Il ne se repose pas sur ses lauriers, il part à Madrid deux fois. La première fois est un échec cuisant, la seconde il rencontre les auteurs fameux comme Pablo Neruda.

Pendant la guerre civil il se bat aux côtés des républicains , quand Franco annonce la fin de la guerre civil, il tente de fuir en au Portugal mais arrêté à la frontière, il passe du temps en prison à Madrid et écrit . En 1940, il est condamné à mort mais sa peine sera commuée en trente ans de peine de prison où il meurt atteint de la tuberculose en 1942.

Peinte, pas vide

Peinte est ma maison

De la couleur des grandes

Passions et disgrâces.

Elle reviendra des pleurs

Où elle fut conduite

Avec sa table déserte,

Avec son lit en ruine.

Fleuriront les baisers

Sur les oreillers.

Et autours des corps

S’envolera le drap

Son lierre puissant

Nocturne, parfumé

La haine s’amortit

Derrière la fenêtre.

Ce sera la douce griffe.

Laissez-moi l’espérance.

Miguel Hernandez

pour Maud