L’impitoyable nature de l’homme est hostile

Je ne suis pas fan de western. Peu de référence cinématographique sur ce thème. Pour moi, les westerns étaient un film où les bons sont les cow boys virils et ayant la gâchette facile. Les méchants étaient les indiens, vilains autochtones qui volaient, pillaient les pauvres fermiers pionniers du far west. C’était donc les codes que j’avais en tête quand j’ai regardé pour la première fois (forcé par ma sœur) . Danse avec les loups .. et là les codes étaient bouleversés. Enfin les amérindiens avaient une humanité étaient considérés comme des etres humains.

Je crois que ce film a marqué un énorme virage dans la conscience américaine et mondiale de reconsidérer notre vu de ses nations indiennes. La littérature avait déjà entamer ce virage. Mais le livre touche moins de personne que le cinéma.

J’ai vu Hostiles, plus qu’un western une ode à l’Ouest à la Jim Harrison. Ça pue la sueur, la poussière et le sang.

C’est l’ouest de Cormac McCarthy. Dur et impitoyable.

Le résumé est simple, un capitaine de l’armée a une dernière mission, celle d’accompagner un chef indien atteint d’un cancer pour qu’il meurt dans le Montana sur ses terres. Ce capitaine et le chef indien ont un vieux contentieux.

Il y a quand même les codes de westerns, la pauvres femmes, les fermiers assassinés par de vilains comanches !

Mais oublions les codes un moments et penchons nous sur les personnages, celui qui m’a bouleversé dans ce film est Rosamund Pike en veuve éplorée devant enterrer toute sa famille et son nourrisson, le capitaine et ses hommes brisés par la guerre de sécession, les guerres indiennes. Des soldats désillusionnés par la guerre et ce que l’homme peut faire en temps de guerre.

Finalement, hostiles c’est nous les humains dans certaines conditions nous sommes hostiles aux autres pour notre survie. Hostiles aussi la nature, sauvage et belles mais indomptables…

Hostiles est un magnifique film et je me permet de mentionner le travail impeccable de la photo.. les images des paysages sont merveilleuses…

Est-ce que tu es d’accord Laurence Chiavacci ?

On peut et on doit reconnaître la beauté hostile de ce film et le recommander.

Et je vous le recommande en VO…