L’appel aux étrangers vivant en France

En relisant le roman de Blaise Cendrars « j’ai tué » suivi de « j’ai saigné ». Je me suis rappelé qu’il avait été le signataire et l’inspirateur d’un appel en août 1914 signe par de nombreux intellectuels.

L’appel aux étrangers vivant en France

Cet appel a été placardé sur les murs de Paris puis repris dans la presse, Le Figaro, Le Matin, Le gaulois.

Blaise Cendrars a fait deux guerres mondiales et a été blessé au front et a écrit deux courts textes de cet épisode de sa vie. Texte dur, violent mais à lire absolument.

Je vous laisse cet appel

« L’heure est grave

Tout homme digne de ce nom doit aujourd’hui agir, doit se défendre, de rester inactif au milieu de la plus formidable conflagration que l’histoire ait jamais pu enregistrer.

Toute hésitation serait un crime.

Point de paroles, des actes.

Des étrangers amis de la France, qui pendant leur séjour en France, ont appris à l’aimer et à la chérir comme une seconde, patrie, sentent, le besoin impérieux de lui offrir leurs bras.

Intellectuels, étudiants, ouvriers, hommes valides de toutes sortes – nés ailleurs, domiciliés ici – nous qui avons trouvé en France la nourriture de notre esprit ou la nourriture matérielle, groupons-nous en un faisceau solide de volontés mises au service de la plus grande France. »