Migrants…

Migrants..
65,3 millions de réfugiés dans le monde selon les chiffres du Haut Commissariat pour les réfugiés. Soit la population de la France en errance !
L’errance le quotidien de ces personnes fuyant la guerre, la misère et parfois les deux. Les migrants, je n’aime décidément pas ce mot cache sexe de nos conscience qui nous oblige à ne pas voir l’humain.
Un migrant est un humain comme vous et moi, qui a une vie, des enfants, tombe amoureux, un adolescent qui allait à l’école. Avant que ne l’errance ne soit devenue une nécessité, une question de survie. Les hommes ne prennent pas le chemin migratoire de gaité de cœur. Ils y pensent, ils essayent d’abord de conserver leurs biens, parfois ils combattent et de guerre las, quand tout semble perdu, quand un enfant perd la vie, quand les hommes de la famille ne sont plus là pour protéger les siens, la fuite s’impose. La route devient une nécessité, une habitude.
Un choix l’Europe, cette grande région sur une carte du monde, une lumière qui attire. Miroir aux alouettes, chimériques vies meilleures, avenir presque radieux. L’Europe est un rêve souvent inaccessible qu’elle en devient fantasme..
Dans ces contrées oubliées de tout sentiment humain, ou même la religion anciennement vecteur de cohésion sociale, divise et tue. La faim a remplacé l’amour, la guerre à oblitérer l’avenir. Parfois les enfants des enfants n’ont connu qu’elle.
Rendez-vous compte que parfois ce sont deux générations d’enfants qui ne connaissent que le bruit des bombes ! Deux générations détruites…
La guerre et sa complice la misère jettent les gens dans les bras d’un pays de Cocagne où ils pourraient vivre libre en sécurité, les enfants connaîtraient l’école et les misères d’une cour de récréation. Les rires des enfants inonderaient les rues, le bruit des bombes ne seraient que télévisuel. Une télécommande, un bouton et on baisse le volume .. La guerre loin, la guerre oubliée.. Pas besoin d’avoir peur, nul besoin de vivre caché comme des rats pour survivre.
Vivre en paix
Oui, c’est leur rêve.
Peut-on reprocher à un humain de ne pas supporter l’indignité de sa vie, de vouloir mieux pour lui et sa famille ?
Pourtant, nous européens nous les traitons comme des humains de seconde zone. Nous remplaçons l’indignité d’une vie par le mépris, l’indifférence et même pire pour certains citoyens, la haine !
Haïr celui qui n’a rien de peur de partager ce que l’on a souvent en trop.
Le partage, la solidarité époque qui nous semble si lointaine mais qui a l’échelle de l’évolution n’est pas si loin, ou l’humain pour survivre à dû se rassembler, apprendre à vivre ensemble. Ensemble pour cette être si faible dans une nature si hostile à fait é lui la meilleure espèce de l’évolution. forte de cette cohésion cet espèce a réussi à dominer le monde. Cela me laisse toujours pantois que de me dire que l’humain du XXIEME siècle à oublier complètement d’où il,vient et surtout comment nous en sommes arrivés au sommet de la chaîne alimentaire.. Le prédateur ultime, tellement fort que son ennemi naturel est son alter ego. Paradoxe.. Encore un..
Le partage, la solidarité, la probité, la charité, aider son prochain, tout ces préceptes vertueux précipités dans un distillât de privilèges !
Et dire que certains pour défendre soit disant la culture européenne et française en particulier se réclame chrétiens.. Je ne suis pas croyant et encore moins pratiquant mais je crois que la charité, la probité font parties intégrantes de notre chrétienté.
Je me trompe, faut-il que je relise les écrits sacrés ?
Bref, être humain c’est aussi et surtout tendre la main à celui qui n’a rien.
La peur a remplacé bien des valeurs qui ont fait la grandeur d’esprit de notre continent éclairé par l’esprit des lumières.. Les phares sont éteints et beaucoup de migrants en mer Méditerranée y perdent la vie dans l’obscurité dans laquelle nous les plongeons..
Si nous ne les noyons pas, nous les parquons comme du bétail. La Grèce, terre où est nait la démocratie et tant d’autres idées qui font que nous vivons dans une société libre, ce pays de sagesse est devenu une immense prison. Des camps, des camps dits humanitaires.. Encore des paradoxes, camps humanitaire..
La journée mondiale des réfugiés etait le 20 juin 2016, une journée pour nos conscience, pour ne pas oublier qu’est-ce qu’être migrant et pourquoi le devient-on ?
Une journée pour que le commun des mortels essaient de réfléchir loin des discours nauséabonds qui empoisonnent l’atmosphère européenne…
Le migrant est la victime de nos peurs, il représente une menace, il nous envahit, quand il ne veut pas nous imposer sa culture et religion. Et en plus, il faut le soigner gratuitement et l’héberger alors qu’il y a des citoyens français qui sont en situation de mal-logement ! Nos amis les extrémistes, populistes et xénophobes de tout pays unissez-vous. Nous avons une nouvelle source de peur à vous suggérer ! Et il n’en faut pas plus à certains crédules, rancuniers et laissés pour compte de notre société pour enfiler des chemises brunes et chasser le migrant. Sport national dans certains pays…
Oui, le soin est une nécessité, un problème de santé publique. Soigner, même gratuitement, les gens en situation précaire c’est aussi nous protéger de certaines maladies qui pourraient dans la misère et le manque d’hygiène refaire surface.
Oui les héberger car ce n’est pas un choix que de fuir et de laisser son abris, sa maison. Héberger fait partie de la solidarité entre les peuples.
Et puis n’oublions pas que c’est dans la misère, la précarité, la mise au banc que naissent profils la haine et le ressentiment contre ceux qui vous ont si mal accueilli. N’importe qui se sentant rejeté, mis à part, pointé du doigt nourrirait un sentiment de colère et de revanche ! C’est humain. Évitons ce piège, évitons que ces gens ne deviennent par désespoir des bombes humaines. Nous voyons par exemple ce que la désespérance, le manque de reconnaissance font des palestiniens : des assassins.
Nous sommes tous des migrants..
Les guerres européennes successives ont jeté sur les routes des milliers de français, la décolonisation a obligé des gens à quitter ce qu’ils croyaient être leur pays. Quand serait-il si nos voisins européens avaient agi comme nous agissons envers les errants d’aujourd’hui ? Beaucoup de français seraient sûrement des citoyens de seconde zone… Le français a la mémoire courte, le général avait raison.
Faisons un effort de mémoire, remettons les choses à leur vraie place.
Les hommes sont égaux en droit. La communauté internationale, l’ONU nous montre du doigt pour la manière dont nous traitons ceux qui pleins d’espoirs s’échouent sur nos plages..
La Méditerranée, cette Mare Nostrum de l’antiquité est devenue une mer noyant les espoirs et parfois anéantissant la vie d’être qui resteront à jamais HUMAIN. Et pourtant elle fut cette mer source de vie.
En ce lendemain de prise de conscience mondiale du drame qu’est l’errance, la société n’y pense plus.. L’actualité a repris ses droits, la CGT monopolise de nouveau l’attention et des bateaux pas très moins de nos côtes continuent leur ballet macabre..