John Irving va prendre L’ « Avenue des Mystères » le 6 Mai 2016 !

Son quinzième roman va paraitre le 6 Mai 2016 en français, ce qui va réjouir et embellir le printemps littéraire. 

John Irving est un auteur atypique dans le monde de la création littéraire de par son parcours, son style et sa personnalité. Un écrivain atteint de dyslexie ce n’est pas commun voire un peu handicapant..
Au fait, je vous parle d’un de mes auteurs favoris mais le connaissez vous ?
Vous avez sûrement entendu parler de lui, un documentaire a été diffusé sur lui sur la chaîne Arte.. Oui, il est vrai que tout le monde parle de la chaîne culturelle mais personne ne la regarde, enfin presque personne.. 
Je vais vous mettre les liens ici.
Prenez le temps de le regarder, c’est un moment rare qu’un auteur de renom se livre de cette manière. 

Documentaire magnifique sur l’homme, son œuvre et son travail d’écrivain ..

Une vie

Mais revenons à John Irving, l’auteur.. Né en 1942 en Nouvelle Angleterre, il emménage très tôt à l’âge de sept avec son beau-père dans le New Hampshire. il est a noté que comme nombre des héros de ses romans notamment Garp, John Irving n’a pas connu son père.
Des études secondaires médiocres, son choix d’université ne s’est basé que sur la qualité de l’entraineur de lutte. Il est passionné de lutte qu’il pratique encore a l’âge vénérable de 74 ans, il s’entraine encore quotidiennement a ce sport. 

A 23 ans, il obtint une bourse pour partir a l’étranger. Ce sera Vienne, séjour qui le marquera profondément puisque nombre de ses romans y feront références, dont son premier roman Liberté pour les ours écrit a l’âge de 26 ans  dont l’intrigue se passe à Vienne . il fréquentera autours de son séjour les bars de prostituées qui donnerait de magnifique passage dans ses romans notamment L’hôtel new hampshire Le monde selon Garp et tant d’autres.

Il séjournera aussi à Londres et en Grèce.

C’est aussi a 23 ans qu’il rencontre sa femme, et en 1965 la naissance de son premier enfant lui évite le Vietnam. Elle lui donnera deux enfants qui seront tous champions de lutte
Son quatrième roman lui apporte la reconnaissance dans le monde entier ! Partiellement autobiographique Le monde selon Garp parait en 1980, jusque là Irving ne parvenait pas a vivre de son écriture, après le choc littéraire de son roman, il se consacre exclusivement à l’écriture.
John Irving travaille et retravaille ses manuscrits, livrant version après versions corrigées jusqu’à ce que le style, la phrase, le mot soit parfaitement adéquat avec sa vision de la scène ou de son roman. Perfectionniste, il creuse, fait d’énorme recherche sur les sujets qu’il aborde. N’hésitant pas à aller passer du temps dans les cuisines d’un restaurant pour connaitre le fonctionnement ou le déroulement d’une recette ( Dernière nuit a Twisted river ), il a tout un réseau de personne qui l’aide dans ses recherches partout dans le monde.

Les thèmes, Les obsessions d’un auteur

Le thème majeur de ses oeuvres est le processus littéraire, en effet bon nombre de ses personnages sont écrivains ou le deviennent, cela lui permet de disséquer le processus de création. depuis quelques romans, les thèmes se diversifient, l’écrivain reste mais on y rajoute, le sexe,le viol, les relations d’adolescent avec des femmes plus âgées, les problèmes liés à l’identité sexuelle, l’un des parents est presque toujours absent et souvent fantasmé par les héros.

Un détail mais qui rend la lecture de ses romans si réjouissante, john Irving est un amuseur, c’est roman sont toujours rempli d’humour, de personnages rocambolesques et de situations cocasses.

Pour John Irving un roman c’est :

«D’abord, il faut imaginer une bonne histoire; ensuite, trouver les détails qui font vrai. Il est plus facile pour cela que certains détails soient effectivement vrais. Si l’on a tendance à surestimer l’expérience, il est vrai que l’observation demeure irremplaçable.» et «Tout romancier digne de ce nom doit être capable d’inventer un personnage plus intéressant qu’une personne réelle

Alors que dire de ce nouveau roman, je ne vais pas éventer l’intrigue, je vous laisse aller sur les sites anglo-saxon de journaux, le New York Times, Le Guardian, Le Washington Post… Vous avez le choix..

Une seule hâte, de l’avoir entre les mains et de me jeter a corps perdus dans l’univers de John Irving.. sûrement un très bon moment de lecture..

Au fait je vous laisse lire les cinq premiers paragraphes du premier chapitre de Avenue of mysteries ou en français L’avenue des mystères 

Bonne lecture ! Et patience pour les inconditionnels, le 6 Mai n’est pas loin..

Occasionally, Juan Diego would make a point of saying, “I’m a Mexican—I was born in Mexico, I grew up there.” More recently, he was in the habit of saying, “I’m an American—I’ve lived in the United States for forty years.” Or, in an effort to defuse the nationality issue, Juan Diego liked to say, “I’m a midwesterner—in fact, I’m an Iowan.”

He never said he was a Mexican American. It wasn’t only that Juan Diego disliked the label, though he thought of it as such and he did dislike it. What Juan Diego believed was that people were always seeking a commonality with the Mexican-American experience, and he could find no common ground in his own experience; more truthfully, he didn’t look for it.

What Juan Diego said was that he’d had two lives—two separate and distinctly different lives. The Mexican experience was his first life, his childhood and early adolescence. After he left Mexico—he’d never gone back—he had a second life, the American or midwestern experience. (Or was he also saying that, relatively speaking, not a whole lot had happened to him in his second life?)

What Juan Diego always maintained was that, in his mind—in his memories, certainly, but also in his dreams—he lived and relived his two lives on “parallel tracks.”

A dear friend of Juan Diego’s—she was also his doctor—teased him about the so‑called parallel tracks. She told him he was either a kid from Mexico or a grown-up from Iowa all the time. Juan Diego could be an argumentative person, but he agreed with her about that.

John Irving, from the novel « Avenue of Mysteries »