La genèse d’un auteur important, le nouveau Haruki Murakami enfin presque… Sortie le 14 janvier 2016… 

Écoutes Le chant du vent suivi de Flipper, 1973. Éditions Belfond 300p.

Haruki Murakami, est un auteur japonais mondialement connu et reconnu par la critique, souvent primé dans son pays, souvent cité par la presse pour recevoir le prestigieux prix Nobel de littérature. Auteur, journaliste, essayiste, nouvelliste et traducteur d’auteur anglo-saxon en japonais notamment de l’œuvre de Raymond Carver, de JD Salinger, Francis Scott Fitzerald.  

 Murakami, c’est trente-sept de carrière littéraire, et c’est hier le 14 Janvier 2016 qu’ il a autorisé la traduction et la publication de ses deux premiers romans, Écoutes le chant du vent, prix Gunzo du premier roman en 1979 et Flipper,1973

Événement littéraire car ce sont les deux romans qui font partis d’une trilogie dites du rat que vient clore La Course au mouton sauvage. Pour les fans de l’écrivain c’est bel et bien un événement.

Ces premiers romans vont être bourrés de tout ce qui fait le Murakami d’aujourd’hui. Une sorte de genèse de l’auteur au style si particulier qu’il a son propre adjectif pour le qualifier, l’univers Murakamien. Ce monde, ce style réaliste magique que j’adore et que je retrouve chez un autre très grands de la littérature, Salman Rushdie. Pourtant, ce monde régit par le surnaturel n’est pas le signe d’un auteur baigné de spiritualité, de mysticisme, il s’en défend d’ailleurs arguant qu’il est un être très réaliste mais quand il écrit, il écrit des choses étranges.

Nous allons probablement retrouver les thèmes majeurs qui sont l’ADN de son œuvre, la solitude, l’incommunicabilité dans nos sociétés modernes, les genres, la sexualité, l’étrange. Ce monde qu’il a créé ou baigne ces personnages souvent mélancoliques, renfermés, désenchantés que rien ne dérangent ni ne surprends même quand fait irruption l’étrange, le mystérieux ou le merveilleux dans leurs existences. 

Peut-être que dans ce volume édité chez Belfond, nous allons retrouver la musique, qui fait partie intégrante de l’œuvre Murakamienne. Faut-il le rappeler, mais Murakami est un passionné de musique. Il a été même gérant d’un bar de jazz. La musique est une sorte de médiateur entre les mondes, quand par exemple dans 1Q84, la Sinfonnietta de Janacek résonne et transporte les personnages de 1984 dans le monde de 1Q84, un monde ou le ciel possède deux lunes. Dans son dernier roman, l’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, tout un chapitre est consacré à la pièce pour piano « les années de pèlerinage » de Franz Litz. Oui la musique a une place très importante, dans l’œuvre mais aussi dans sa vie.

Bien sûr, ils seront peut-être remplis d’imperfections, ils nous donneront sûrement l’impression d’une densité étouffante comme si le jeune Murakami avait trop a donné. Ils seront des romans d’un jeune auteur que l’on croit prometteur en 1979, et qui aujourd’hui est Docteur honoris causa de l’université de Princeton, de l’université de Liège entre autres distinctions…

Je ne chroniquerai probablement pas ma lecture de ces deux romans. Cela n’aurait que peu d’intérêt pour vous lecteurs. 

Je lirai attentivement, essayant à travers les lignes de lire le futur Murakami, ce grand écrivain contemporain. Je lirai tranquillement et disséquerai ces premiers pas prometteurs, nous le savons aujourd’hui. 

Je lui pardonnerai, bien évidement les lourdeurs ou fautes de style.

Ne pardonnerions-nous pas les erreurs d’un jeune Houellebecq dans « Èxtension du domaine de la lutte » , celles d’un Camus écrivant « L’Étranger »? 

 A travers les premières œuvres de n’importe quel écrivain nous pouvons voir les fils qui tissent la toile de fond de son œuvre…

Les premiers romans sont une chance, une chance de découvrir un auteur en devenir..

Faites un tour sur son site ça en vaut la peine…!