Le nouveau Sándor Márai est de sortie le 5 novembre 2015 !

Sándor Márai vous connaissez ? Un écrivain au style si délicat redécouvert dans les années 90 ! Allez, amis lecteurs faites un effort ! Non vous ne voyez pas ? 

 Alors je vais vous le présenter brièvement !

  
Une vie comme un roman….

Sándor Márai est un écrivain hongrois né en 1900 dans l’empire hostro-hongrois. Il publie son premier receuil de poesie à l’âge de 18 ans. En 1919, il collabore à un journal communiste et doit s’enfuir de Hongrie lors d’une révolution dites « terreur blanche » . En Allemagne, il entre à l’université et entame des études de journalisme et de philosophie. Après son mariage en 1923, il s’installe à Paris où il devient le correspondant du journal allemand Frankfurter Zeitung ( journal a tendance bourgeois libéral) . En 1928, dans une Hongrie apaisée, il décide de revenir s’installer avec sa famille. Il connaîtra le succès et la reconnaissance dés ses premiers romans dont Les confessions d’un bourgeois ( 1934). Il est le premier intellectuel hongrois à découvrir et à traduire Kafka Hongrois. 

Sándor Márai et l’histoire de la Hongrie sont étroitement liés, profondément antifasciste, il assiste à la radicalisation de son pays dans les années d’entre-deux-guerres. Rapprochement avec l’Allemagne Nazie, antisémitisme et finalement le 19 mars 1944 la Hongrie est envahie par Hitler. Márai durant cette période s’enferme dans son « Exil intérieur », écrira ses meilleurs romans, La conversation de Bolzano ( 1940) et Les braises (1942). Durant cette période, il doit se cacher des Nazis car sa femme est d’origine juive et il assiste impuissant à la libération de son pays par l’armée rouge qui impose le communisme par la force. Viols, violences, exécutions et l’écrasement des libertés. Considéré par les nouvelles autorités comme un ennemi de classe, Márai est contraint à l’exil en 1948. Ces années tourmentées seront relatées dans son autobiographie Mémoires de Hongrie. Exilé en Italie jusqu’en 1952, puis s’installe aux États-Unis jusqu’à son suicide en 1989. La mort de sa femme, aveugle et atteinte d’un cancer, le décès de son fils à l’âge de 46 ans et plus de 41 années d’exil ont eu raison de cette personnalité hors norme. Il continuera d’écrire jusqu’à la fin de ses jours dans sa langue maternelle, le hongrois. Ses livres ne seront jamais publiés en Hongrie, il circuleront pourtant sous le manteau, clandestinement. Son œuvre sera pourtant traduite en plusieurs langues étrangères mais ne rencontrera jamais un grand succès. Et pourtant, journaliste, chroniqueur, romancier, Márai était un homme aux multiples talents..

Il sera redécouvert dans les années 90 grâce aux éditions Albin Michel en éditant Les braises, et en le faisant traduire dans différentes langues européennes, il connaît un succès inédit pour un auteur hongrois. Aujourd’hui l’œuvre littéraire de Sándor Márai fait partie du patrimoine literraire européen et jouit d’une réputation semblable à Stefan Zveig. Il est comme lui le dernier représentant d’une époque où la Hongrie était une brillante société multiculturelle brillante avant d’être écrasée par le fascisme et le totalitarisme communiste. 

 Quel destin ! La vie d’un enfant du siècle comme le fut Victor Hugo en son temps. Admiré, honni, mort dans le l’anonymat loin de son pays d’origine. Le destin d’un pays intiment lié à celui d’un homme. 

Le succès et la reconnaissance grâce au travail d’une éditrice d’origine hongroise qui a contribué à ressuscité une œuvre immense ! Merci aux éditions Albin Michel pour leur contribution au patrimoine literraire européen. 

Oui, c’est un travail très important que de faire connaître et reconnaître le travail d’un écrivain. Témoin d’une époque. La Hongrie d’aujourd’hui devrait relire l’œuvre de Márai et ainsi se souvenir qu’avant d’être une dictature « Orban  » pays simili européen, elle était une société ouverte, multi-culturelle et surtout tolérante ! 

Márai est une leçon de vie, ne jamais renoncer à un idéal. La tolérance comme leitmotiv.

Le 5 novembre 2015, les éditions Albin Michel nous font découvrir un nouveau roman de Sándor Márai, La nuit du bûcher, écrit pendant son séjour à Naples en Italie, publié en allemand en 1957 puis en hongrois en 1965. 

Je vous ferai un petit feed  back de cette lecture… Avec une certaine hâte de l’avoir entre les mains..

En précommande chez vos libraires préférés et en ligne sur les sites habituels que je ne nommerai pas par égard pour mes amis libraires.

ÉDITIONS Albin Michel, prix de vente : 19 €