L’amère fête des mères ….

Fête des mères, aujourd’hui nous rendons hommage à celles qui nous ont donné la vie. Ces mamans, jeunes ou moins jeunes qui par le cœur nous berce de bonheur.. Leurs chaleurs, la douceur de leurs bras aimant qui vous serrent, dans les moments de joies ou de grandes tristesses.. Profitons de cette journée pour leur rendre la pareille. Jours heureux. Sauf pour certaines personnes qui n’ont plus eu la joie de serrer leurs mamans dans leurs bras. De ce manque, de cette affreuse déconstruction, il nous faut malgré tout construire une vie, avoir une famille et sans cesse penser, « Serai-t-elle fière de moi?». 

Il y a des moments des la vie d’un homme où une mère manque cruellement, la première naissance. Cette immense joie mêlée de tristesse de savoir que ce bébé n’aura pas de grand-mère. Lui aussi orphelin, comme son parent.. On prend l’habitude d’aller raconter sa vie sur une dalle de granit.. Mais mon dieu que c’est froid le granit, et c’est muet une pierre.. Alors que l’on voudrait juste entendre une dernière fois sa voix.. Cette petite voix qui depuis le ventre nous berçait, nous consolait, savait trouver les mots, posait des mots sur des maux, des bobos.. Un bisous magique sur des yeux remplient de larmes…

Il y a les souvenirs qui pourrissent la vie, les souvenirs sont pire.. On s’habitue à la mort, à la disparition d’un être si essentiel, c’est bizarre d’écrire cela, mais c’est vrai, on s’habitue à la mort.. Mais les souvenirs sont comme du sel versé sur une plaie, qui ravivent sans cesse la douleur.. Et nous rappellent notre solitude… 

Oui, seul.. On regrette les coups de gueules, et le fameux « Si j’avais sû..! » car aujourd’hui, les regrets ne suffissent pas à combler le vide laissé..

On murmure des « Je t’aime maman».. On dépose des fleurs sur une tombe… Mais rien en ce jour calme la douleur..

Ce qu’apporte une mère est au-delà des mots, l’amour maternel dépasse les mots, c’est un ressenti viscéral, vital..

On peut fêter les mamans, on doit le faire tous les jours… Si on savait l’immensité d’une telle détresse, on fêterai nos mères comme des déesses de vie..

Je te regrette… 

Signé un petit garçon, trop con pour ne pas l’avoir dit aussi souvent et par pudeur de ne pas l’avoir crié à temps…