La petite tricheuse … partie 17

Partie 17

Je me retrouve dans une sorte de salle d’attente richement
meublée. Les meubles styles années trente, la lumière tamisée et en fond sonore
un concerto pour violon de Mozart. Je regarde autours de moi, les tableaux
accrochés aux murs, au dessus desquelles se trouvent des lampes qui illuminent les
peintures. Je me tiens debout dans cette petite pièce, à droite se trouve une
porte fermée, sur la gauche se trouve un beau canapé gris qui est dans le ton
de la pièce. La couleur grise est dominante dans cette pièce, la rendant chaude
et feutré. La décoration vous suggère que cette pièce  est un lieu placé sous le signe du confort et
de la détente, pourtant je ne suis qu’un véritable paquet de nerf, ne sachant
pas pourquoi je me retrouve ici, et surtout qui m’a appelé, alors que je
travaillais. Cela devait être important.

La porte de droite s’ouvre, un homme jeune d’apparence
apparait souriant. Je me suis rué sur lui, lui criant ma colère.

«Je suis convoqué immédiatement ? Sans aucune autres
formalités. Vous interférez dans mon travail. Il fallait que j’aille à Naples,
une personne a besoin de mes services. C’est votre patron aussi qui vous
demande de m’arrêtez ? Vous allez me mettre des menottes aussi. Comme un
vulgaire Juda. Je croyais que le rappel a l’ordre et un avertissement était ma
condamnation. Vous vouliez quoi de plus. Me cantonner dans un bureau à classer
les dossiers, à les mettre par ordre d’importance. Écoutez moi bien espèce de
rat ! Jamais je ne serai votre larbin. Jamais, j’aime mon travail. Et depuis le
temps qu’Il me témoigne sa confiance, Il n’a rien à me reprocher ! Des années à
accompagner des gens. Vous croyez qu’ils viennent avec moi avec entrain.  Ce n’est pas un boulot simple ! Vous
mériteriez une bonne correction. Si vous n’aviez pas un grade supérieur au
mien, de mon poing vous goutteriez ! Je vois que vous souriez, espèce de crétin
! Non ils n’aiment pas le contact de ma main, ma présence les gênes, les
effraies ! Ce n’est pas normal ? »

L’homme vêtu avec un costume de très bonne qualité souriait
toujours « je ne suis pas votre juge mais votre avocat. Et puis vous savez
qu’ils ont le pouvoir de vous amenez ici quand bon leur semble ! Calmez vous.
Gardez surtout votre calme ! Les charges sont lourdes, vous le savez. Et, je
sais que vous n’ignorez pas pourquoi vous êtes là, de nouveau convoqué.
Asseyons nous. Venez ! » Il m’invita d’un signe de tête a entrer dans une
pièce.

« On est où là ? Ce n’est pas le lieu habituel pour les
convocations de cette sorte. » Mon regard se portait sur toute la pièce.
En entrant je fut stupéfait de la beauté de cette pièce, à ma gauche se
trouvait un grand bureau en verre et aux pieds de métal avec deux gros
fauteuils de cuir noire. Suivant mon regard, l’homme me dit en souriant « 
ma table de travail. » et puis il me fit faire le tour du propriétaire
«  vous avez le coin pour parler, pour converser. », qui était
constitué de deux beaux fauteuils club en cuir marron installés en vis à vis
séparés par une petite table basse ronde en bois. De chaque coté des fauteuils
se trouvait des sortes de guéridons pour poser sûrement des verres ou des
documents. Mais ce qui attira le plus mon regard, c’était le mur de gauche, la
pièce dans laquelle je me trouvais devait se situer dans un vieux bâtiment, car
la hauteur sous plafond était vertigineuse. Le mur était séparé en deux par une
sorte de mezzanine, formant ainsi un étage. Pour accéder à ce nouvel étage par
une échelle et vous montiez à l’étage des livres, un mur entier de livres sur
plusieurs étages de rayonnage. « Impressionnant, ils sont tous à vous ? ».

« Oui, tous a moi. J’aime les livres. Je les
collectionne ! » Il me montra d’un signe de la main l’un des sièges
en cuir de son bureau, et m’invita a m’assoir.

« Très confortable vos sièges, et je vois que vous avez
deux belles baies vitrées. Vous avez vue sur quoi ? Parce qu’ici
normalement on n’a pas une vue paradisiaque. C’est plutôt clos comme
endroit »

« Vous avez entièrement raison, elles ne sont là que
pour la décoration, et la lumière qui en émane n’est pas naturel. On pourrait
croire que c’est de la lumière naturel, mais ce n’est que de la lumière
artificielle. » Toujours aimable, l’homme ouvrit son ordinateur portable,
tapa sur son clavier, tout en regardant attentivement son écran « vous
désirez quelque chose a boire ? Vin blanc ? »

« Je dois vous rappeler que je travail et que pendant
mon travail je ne suis pas censé boire. C’est contraire aux règlements. Vous ne
le saviez pas. De quel école de droit vous sortez vous ? »

« Vous n’êtes pas au travail, Martin. Je peux vous
appeler Martin, c’est plus simple avec le temps les dossiers perdent votre nom
de famille. étrange ça. », Son regard se planta dans le mien, cherchant sûrement
mon assentiment.

« Et vous, Monsieur dont je ne connais rien, si ce
n’est votre magnifique bureau et votre charge d’avocat. »

« Ma charge d’avocat, j’adore votre vocabulaire suranné
mon cher Martin, appelez moi François. Cela vous convient ? », Dit-il
toujours souriant.

Je m’avance vers lui comme pour lui faire une confidence,
« Je vais m’en contenter. Pourquoi suis-je ici François ? Vous allez
peut-être me répondre a la fin ! »

Tout en s’avançant lui aussi de moi, « Parce que vos
supérieurs ont décidé de vous mettre a des taches moins pénibles. Lisez
ceci. » En clignant des yeux je me retrouve assis, dans un des fauteuils clubs
marron un verre de vin posé a ma droite sur un guéridon et François en face de
moi toujours souriant. Un épais dossier était posé sur la table ronde entre
nous. « Lisez ce dossier, il vous concerne ! » me dit-il. Je
prend l’épais volume qui porte le nom Slaughter. Et je commence a le consulter,
rapport, audition, mort, vie des différents membres de la famille. Rien de bien
extraordinaire.

« Que dois je voir ou comprendre ? Ce n’est qu’une
suite de rapport que j’ai écrit et que d’autres intervenants ont écrit. Rien
d’extraordinaire ? » Je ne comprenais vraiment rien a tout cela.
Faire autant de mystère pour un rapport, peut-être que j’avais oublié d’en
remettre un tout simplement.

« Il y a une section que vous devez lire ! Elle
porte le doux nom d’interférence. C’est un doux euphémisme que ce nom là quand
on sait ce que ce terme recouvre. » Toujours souriant il me montra la
section en question en se levant rapidement. Une fois sûr que j’avais fait le
rapprochement avec mes actes, il se rassit en croisant ses longues jambes.

« À ce point là ! J’ai modifié les choses à ce
point là ! Mon Dieu. Mais comment vais-je m’en sortir cette fois ci ?
Ma carrière est finie ! », Abattu devant ce que je lisais, je n’ai
pas vu François se lever a nouveau et s’approcher de moi pour me tapoter
l’épaule.

« Nous allons pouvoir essayer de travailler pour vous
sortir de ce mauvais pas. » toujours souriant, il reprit « Donc, malgré
deux avertissements donnés par la haute cour, vous interférez de nouveau. Vous
avez consulté les problèmes que cela engendre ! Des vies bouleversées, des
destins changés. Le dossier est compliqué. Si on s’en sort, cela va tenir du
miracle. »

« Vous savez certaines fois je ne peux pas faire autrement,
suggérer une action. C’est tout ce que j’ai fait ! »

« Et ne pas la suggérer ! Y avez-vous pensé ?
Votre travail vous autorise pour leur bien et seulement pour leur bien à leur
suggérer de faire certaines choses, comme poser une photo par exemple. Vous
voyez de qui je veux parler ? Il faut me dire toute la vérité ! Je suis
ici pour vous aider ! » me dit il toujours d’un ton monocorde, il
débitait son discours comme un robot. J’étais sur la défensive, effectivement j’avais
de plus en plus de mal accomplir ma tâche. Fallait-il lui en parler ?
Trahir ce que je pensais faire ? Je lui répondis le plus sincèrement
possible.

« Oui je vois Madame Slaughter mère. En fait je n’y ai
pas pensé. Je n’ai pas pensé que ne pas user de ma prérogative »

« Martin je vous en prie ! Je vous ai dit que j’étais
là pour vous aider ! Et vous me raconter des demi- vérité !« me coupa t-il
avec dans la voix un certain dédain pour mon petit mensonge. Il voulait me
démontrer qu’il était parfaitement inutile d’essayer de m’en sortir avec une
pirouette, qu’il connaissait la chanson, le métier. « Vous voulez me faire
croire qu’avec l’expérience que vous avez, vous oubliez une prérogative que
vous avez utilisé plusieurs fois par le passé ! C’est une blague de très
mauvais goût ! Changez de défense ! Vous risquez de perdre votre
mission et de finir là où vous savez ! Le châtiment pour interférence dans
le destin est le pire de tous. Banni à vie, condamné à errer sans but ! C’est
ce que vous voulez Martin ? » Sa voix était forte, le ton déterminé,
debout il répéta comme une sentence « Le bannissement ! Martin ! ».

« Ok ! On arrête de jouer ! Ce que je vais vous
confesser restera entre nous ? Secret professionnel ? »

Il se rassit, croisa ses jambes et posa une main sur sa joue
et me fixant du regard « bien sûr ! Cela va de soi Martin, je suis juriste
pour votre défense ! Que cachez vous ?»

« François, il faut que je vous dise que rester a les
regarder se détruire depuis si longtemps, je n’y arrive plus ! J’aimerai
pour une fois intervenir dans le court des choses afin de les changer. Faire
mentir cette incroyable roue du destin que les gens devinent sans la voir. Moi !
Je la vois cette foutue roue. Ce qui me permet d’être là au bon moment ! »

« Burn out ! Pour quelqu’un comme vous ! J’en
suis épaté ! Vous êtes et de loin leur meilleur élément ! Vous avez
fait votre travail avec toujours la même rigueur, la même non implication. Ce
que vous désirez faire est purement du suicide. Comprenez vous ! Du
suicide ! » Toujours debout, François se baissa pour ramasser son
verre de vin blanc qu’il finit d’un trait. Je le regardais incrédule, suicide,
il avait prononcé ce mot. Je n’y avais jamais pensé.

« Je ne veux pas me suicider, juste aider. Il me
faudrait votre aide. D’après ce que je vois de votre bureau, de votre
équipement, vos cahiers de note en cuir et tout le reste. Vous n’êtes pas
n’importe quel avocat et je me demande comment je pourrai vous payer ? Au fait,
j’ai vu accroché aux murs vos diplômes de droit certes anciens, mais des plus
prestigieuses universités. Et quelqu’un comme vous allez prendre la défense
d’un simple accompagnateur ? »

Sourire amusé, « Quelqu’un comme moi. C’est amusant ce
terme. Oui Martin, je prendrai votre défense et gratuitement encore. »

« Et pourquoi ? Ce n’est pas très clair. Vous
savez que c’est une cause perdue. que probablement je vais récidiver. Que je
n’ai pas les moyens de régler vos honoraires. Et vous souriez en me disant que
vous prendrez quand même ma défense. Vous me permettez d’émettre des doutes
quand à la sincérité de vos intentions. Que voulez vous en échange ? »

« Mes honoraires sont payés par un très bon ami a vous !
Il m’a demandé la plus extrême discrétion ! Voilà vous êtes rassuré ?
Je ne vous demanderez rien en échange de mon travail, ni argent, ni service.
Vous ne serez redevable en rien ! Maintenant peut-on s’il vous plait,
Martin, commencer a travailler ? Je suis en retard sur mes
rendez-vous » il me fixa du regard, ce qui me mit mal à l’aise, mais
j’avais beaucoup de mal a croire que cet homme bardé de diplôme s’occupe de mon
cas. La dernière fois, je n’avais trouvé personne pour me défendre, mon dossier
faisait fuir tous les avocats que je connaissais. Et si par bonheur ils
acceptaient mon dossier, c’était en échange d’honoraires faramineux. La chance
tournerai t-elle enfin.

« Une question avant de commencer à étudier mon
dossier. Et je voudrais une réponse claire ! Puis je continuer a exercer
mon travail et continuer cette mission ? Répondez moi et sans mystère ou
longue tirade d’avocat. »

Il fouilla dans son dossier et en sortit une feuille
« l’acte de mise en accusation ne stipule pas que vous êtes relevé de vos
fonctions pour l’instant. Il mentionne juste la présence a vos coté d’un
collaborateur. »

« Un collaborateur ? Un mouchard ? Je suis
sous surveillance. Je peux travailler, mais sous surveillance, on ne sait
jamais que je déborde de ma fonction. », J’étais hors de moi, la confiance
n’existait plus, j’étais devenu une source d’ennui qu’il fallait surveiller. Un
volcan sur le point d’exploser.

« Vous recommencez à vous énerver. Martin, c’est mieux que
vous soyez surveillé. Si vous vous tenez bien, cela jouera en votre faveur.
Réfléchissez, un inconnu va surveiller votre travail, s’il n’y a rien à vous
reprocher. On gagnera des points facilement. La fierté est mauvaise
conseillère. Rangez-la dans une de vos poches avec un mouchoir par dessus le
temps de la tempête, cela vaudra mieux pour vous, et cela facilitera grandement
mon travail. » Il ouvrit de nouveau le dossier, « on peut commencer
maintenant ? » Me demanda t-il avec un grand sourire, sur son visage
sans expression et aux traits si lisse qu’il me faisait penser a un mannequin
de caoutchouc.

D’ailleurs, tout au long de notre entrevue, je n’avais cessé
de l’observer. L’absence d’expression de son visage, le manque de vie de son
regard m’avait frappé. Même lorsqu’il était en colère, son visage n’exprimait
rien, seule sa voix pouvait indiquer son humeur. C’est un garçon que l’on
pouvait qualifier de beau, grand, mince, bien habillé et ces cheveux blonds
impeccablement coiffé avec une raie sur le côté. Pas une mèche de ses cheveux
ne bougeait. Tout son être semblait sous contrôle. L’idée qu’il perde le
contrôle de lui-même était sûrement inconcevable pour une personne tel que lui.

Les gens qui contrôlaient autant leur humeur me faisait
peur, car que se passerait-il si jamais il perdait ce contrôle. Que se
cachait-il derrière ce personnage si lisse en apparence ?

Je fus sorti de mes pensées, « Martin ? Vous
m’écoutez ? »

« Oui, excusez moi. Une absence, la fatigue sans doute !
A mon âge vous savez ce n’est plus ce que c’était », je lui désignait mon
cerveau de mon index.

« Nous avons bien avancé. Je vous propose de nous
revoir dans une semaine terrestre. » En regardant son agenda, il nota
notre prochain rendez-vous, sans attendre ma réponse. Il se mit debout en me
tendant la main.

« Notre entretien est terminé ? Voilà c’est tout ?
Mon avenir se joue en une petite heure de parole. Des années de travail
réduites a un entretien sur de la musique classique en fond sonore. »

« Ce n’était qu’un préambule, Martin. Ne vous inquiétez
pas, il fallait que l’on fasse connaissance un peu. C’était un premier contact.
Nous aurons l’occasion de parler beaucoup de vous. » Je me mit debout
quelque peu déboussolé et je me laissais guider vers la sortie de son cabinet.
Je mettais un dernier coup d’œil sur un tableau qui m’avait plu, une scène de
l’enfer de Dante. c’est eut être ça l’enfer après tout, ne pas savoir ce que
l’on va faire de vous. Nous nous serrons la main, et il referma la porte de son
cabinet.

Je fut aussitôt convoqué devant mon supérieur hiérarchique
qui m’informa que pour m’aider on allait me donner un adjoint. « Martin,
ce n’est pas négociable, j’ai des ordres. », dans son grand bureau nimbé
de lumière blanche, assis devant sa table où s’entassaient d’innombrables
dossiers, il me donna le dossier de mon adjoint. Une présentation succincte de
l’homme qui allait m’espionner, je découvrais son prénom, Nicolas. D’après la
photo du dossier, il était jeune, brun, bref quelconque.

« Dis moi Jacques, depuis le temps que l’on travaille
ensemble, tu aurai pu me convoquer et en parler tranquillement ! Au lieu
de me donner un dossier et hop du vent ! » Jacques était mon
superviseur, celui qui m’avait formé, au fil des années nous étions devenu des
amis, enfin je le croyais.

« Martin, je viens de le recevoir. Avec ordre de te le
donner tout de suite. Tu crois que je vais m’amuser a discuter un ordre, a
attendre que tu veuille bien pointer ton nez au bureau. Voyons, c’est sérieux
là ! Ce n’est pas une simple réprimande et je sais que ton avocat te l’a
expliqué. »

« Comment es-tu au courant que je vais voir un avocat
toi ? » dis-je intrigué.

« Bon écoutes, j’ai pas mal de travail comme tu peux le
voir ! Prends son dossier étudie le et retourne d’où tu viens. Et n’oublis
pas de faire tes rapports, il y’a un mois de rapport en retard ! »

« Je vais l’avoir quand dans les pattes votre mouchard ? »

« Collaborateurs, ton collaborateur Martin. La semaine
prochaine. Et je compte sur toi pour ne pas l’agresser. »

« Tu me prends pour un sauvage maintenant. Moi le prof.
C’est toujours mon surnom ici, non ? Pas le sauvage ? Enfin à moins
que cela a changé aussi. »

« Bon tu arrêtes où je t’affecte au bureau !
Paperasses, classement et cætera.. Et je ferai même faire le café. »
Pointant un doigt énervé vers la porte de son bureau, « Et maintenant
salut ! Et tu n’oublies pas de saluer les Slaughter pour moi ! »

Jacques connaissait aussi bien que moi la famille Slaughter,
c’était lui l’accompagnateur de la famille avant que j’arrive. Il connaissait
très bien la mère et la grand-mère de Myriam, il connaissait donc la complexité
du dossier. Ce même dossier qu’il m’avait confié lorsqu’il a été promu
superviseur. Au début de ma carrière, je lui avais demandé des conseils pour
gérer au mieux cette affaire. Mais aujourd’hui, il semblerait que mon ancien
professeur soit contre moi. J’étais seul face à l’étendu du désastre que
j’avais provoqué. Si ce qui était écrit dans le dossier était exact, alors les
conséquences vont dépasser tout ce que j’avais prévu. Il fallait que je trouve
le moyen de remettre de l’ordre. Une semaine, seul. Une semaine pour remettre
de l’ordre.

Je me dirigeais vers la sortie, Naples. Depuis longtemps une
jeune fille m’attendait.

Myriam était arrivé à Nice depuis deux jours et déjà Gregory
le pauvre était complètement perdu. Il ne savait pas démêler le vrai du faux.

Depuis deux jours, la femme qu’il aimait essayer par tous
les moyens de lui faire prendre le chemin de l’Italie sans explication.