Le temps de quelques réflexions …. Et rêvons….

MOMA , new york 1931

Le temps m’énerve, j’en ai marre que l’on vante le temps libre. J’en ai marre que l’on accapare le temps.

Il y a un temps pour tout… J’aime cette phrase. Est-ce vrai ? J’ai toujours était fasciné par le temps.

Le temps du moins la perception que l’on en a est différents d’un individu a un autre. Mon temps n’est pas le même que celui de mon voisin. Il n’est pas le même que l’on soit une mouche où une tortue. 

Cette  histoire de temps m’a pris à la lecture de  » une brève histoire du temps  » de Stéphen Hawking, un ouvrage de vulgarisation de cosmologie. J’ai adoré ce theme du temps. J’ai lu beaucoup d’ouvrage qui traitaient de ce theme. 

On court tous après le temps qu’on dit « perdu « , comme si on pouvait perdre du temps. Comme si le temps nous appartenait. C’est un paradoxe de se croire propriétaire d’un concept qui est plus qu’aléatoire. Pour le maîtriser, on a arbitrairement crée des calendriers, des unités pour le mesurés. Et puis pour le qualifier, on a créé des concept de rationalisation… C’est idiot.. Et que dire le nombre d’horloge qui nous environne. Ln me baladant dans n’importe quelle rue de France, de Paris a ‘Lille en passant par Bordeax jusqu’en Espagne, l’heure est partout. Le temps vous ai donné, sans que vous en ayez la nécessité. Vous n’échapperez pas au temps. 

En y réfléchissant, les montres à quoi servent-elles de nos jours ?

Au début, pour mesurer le temps nous avions le soleil. Et on avance un peu dans le temps , dans les villes et les villages, le temps était rythmé par le lever et le coucher du soleil, les différentes messes qui était signalé par des cloches qui sonnaient. La pendule est inventée mais un peu trop lourde, on l’a miniaturisé et apparaît le gousset et puis enfin le bracelet montre. Nous pouvions à tout moment connaître l’heure. Quelle belle invention.

L’esclavage avait commencé . Oui, en ayant l’heure a tout moment nous étions devenu esclave du temps. 

Le temps valeur universelle. Le temps comme valeur qui unit les hommes. Mais il y a plusieurs temps,

Le temps de l’enfance, de l’adolescence, de l’âge adulte, de la mort. Le temps de manger, de dormir. Le temps biologique que l’on ne respecte jamais tant il est tellement différent d’un individu a un autre. Le temps biologique que l’on ne peut rationaliser et que l’on ne respecte plus, mis à mal par la vie en société et ces obligations. Le travail, l’école. Évidement je ne vais pas vous dire qu’il faudrait mettre le temps biologique au centre et à la périphérie le reste de nos activités. En société cela n’est pas possible, ni concevable. Dommage, car les enfants en pâtissent énormément. Les mamans vivent au rythme des nouveaux nés, cela ne dure que quelques mois dans une vie.

Combien d’expression de la vie courante connaissons nous avec le terme  » temps » ?

« le temps nous est compté, le temps c’est de l’argent, je n’ai pas le temps, chaque chose en son temps..»

Grâce à notre esprit nous avions réussi à nous extraire du temps, l’imagination, la créativité, l’art sont autant de manière d’arrêter le temps. Ce que nous créons avec notre cerveau nous affranchi du temps, c’est peut-être la seule issue de secours pour être libre. Nous sommes tous déterminés par le temps que l’on passe à vivre, une période plus ou moins courte qui nous ai donné à la naissance, certains vont l’abrégé par leur mode d’existence ou malheureusement un accident. D’autres vont en profiter plus longtemps. Mais cette angoisse du temps et à relier, nous disent les psychiatres, les philosophes, à notre angoisse de la mort.  

Le temps en relation avec la mort. Horloge biologique, chronomètre interne déclenché dés notre premier battement de cœur.. Nous venons au monde en ayant déjà vécu 9 mois, et pourtant nous faisons comme si notre compte à rebours ne commençait qu’à notre premier cri. Nous sommes déjà vieux à notre naissance.

Aujourd’hui, une chose est sûre le temps nous emprisonne. La société de consommation nous a emprisonné, nous ventant « le temps libre ». Paradoxe encore, le temps libre version consommation, c’est pour consommer. N’avez vous jamais reçu de mail, de courriers nous demandant de nous dépêcher de prendre notre temps pour découvrir la super offre de dernière minute ! Je n’exagère pas, regardez dans vos boîtes mails, vous en avez reçu au moins un ! On marche sur la tête. 

Le temps doit être productif, fini l’imaginaire, le vagabondage cerebral. Pourtant, c’est l’imaginaire qui a produit les plus belles création de l’homme. 

Les rêves aussi ne sont pas productifs, dormir est une perte de temps. L’industrie a réussi à faire de l’argent avec le temps que l’on passe a dormir, créant des applications pour surveiller notre sommeil. On monnaye tout ce qui peut l’être sauf nos rêves, nos flâneries imaginatives. 

Peut-être notre seule Havre de liberté du temps. 

Nous sommes si dépendant du temps que la privation de repère temporelle dans certains cas peut nous conduire à la folie. C’est aussi une méthode de torture.

Le pire est que pour profiter de ce temps libre, il faut travailler, logique. Le temps c’est de l’argent. Terrible association. Rationalisation, Chaque geste dans notre vie professionnelle quotidienne est calculé suivant un ratio temps. Et quelque fois, moi le premier dans nos activités sportives, le chronomètre est roi. Aussi dans nos ébats le temps est présent, mais différemment. Ce sont nos chronomètres biologiques qui rythment nos ébats. Quand nous arrivons à synchroniser nos pendules, quand le temps devient son temps alors seulement dans l’orgasme partagé, nous oublions le temps qui passe. 

Qu’est ce qui nous rend si heureux après l’amour? Le plaisir sexuel et les hormones du plaisir qui se diffusent dans nos veines? La sensation du temps qui s’arrête ? On appel souvent l’orgasme féminin la petite mort. Le temps et la mort, cette relation si ténue.  

Il faudrait parler aussi du temps que l’on passe devant nos écrans, qui est vraiment du temps volé. La télévision, internet, les réseaux sociaux 

Pour retrouver un peu de liberté, ne devrions nous pas rêver, rêvasser ou  » bailler au Corneille » comme disait ma grand-mère. Oui rêver, ne plus regarder l’heure. Oublier le temps qui passe.

Plus je réfléchi à cette histoire de temps et plus je trouve qu’il passe vite. Peut être qu’à la lecture de cet article, vous trouverez le temps long.

Pour ma part, la lecture, l’écriture ou même rester assis dans un fauteuil à ne rien faire qu’à écouter le temps passé, me donne la sensation de reprendre le temps en main… Que c’est agréable de vivre sans cette pression du temps. 

Ne plus vivre dans l’immédiat, dans le monde inter-connecté qui est sensé nous affranchir du temps. C’était la belle promesse des débuts d’Internet, faire partie du monde. Mais en fait, le réseau nous aliéne au monde. Nous n’avons plus de temps à nous, il faut le donner au monde. Notre cerveau est sans cesse solliciter, par les sons, les images. Jamais au repos. Jamais capable de vivre un rêve. Notre cerveau se repose en rêvant… Paradoxe… Le rêve comme repos… 

En tout les cas il est temps de vous souhaiter une excellente nuit. Et rêver ce n’est pas perdre son temps mais gagner en liberté.