Reflet de cœur…

Il y a toujours un poème pour tout ces moments délicats que mon âme traverse… Ce soir, la poésie est vraiment le reflet de mon cœur..
Parfois la douleur, l’incompréhension sont si forte que seuls les mots peuvent exorciser ce terrible génie qui m’étreins le cœur, je sens ses mains qui le serre, qui l’étouffe. Dans ces moments là, les larmes le dispute au rire, le chagrin éclate dans un éclat de rire. Ne vous y trompez pas les clowns ont toujours dessinés sur leurs visages des larmes qui côtoient le sourire exagéré par le maquillage. Sous mon costume de clown, il y a ce soir un cœur qui étouffe de ne pas être préserver de ces tempêtes intérieurs, de ses grandes marées de larmes. Larmes invisibles, chagrin silencieux..
Vivre pour souffrir, rire pour supporter..
Notre vie n’est qu’un étrange jeu, où l’on passe son temps à courir après le bonheur, une sorte de cache-cache. Mais je ne sais pas jouer, les règles du jeu ne m’ont pas été donné, alors je compose et essayes de suivre, de comprendre.
J’imite bien l’homme heureux, je sais rire et parfois j’ai un peu d’esprit.. Mon pauvre esprit trop préoccupé du bonheur des autres, oubliant le sien.. Triste esprit qui ne supporte plus le bruit du monde. Il aimerait, cet esprit arrêter le temps pour se retrouver, s’apaiser car il n’aime pas la frénésie. Il préfère réfléchir, comprendre, analyser et parfois dans cette bulle de calme qu’est le soir, quand le monde cesse son murmure, mon esprit retrouve sa plénitude , mon âme s’apaise. Le bonheur est parfois dans le silence et le fait d’être assis dans un fauteuil et écouter le silence me murmurer qui je suis.
Il y a des êtres qui pour se fuir s’entoure de bruits, télévisions, téléphones, ordinateurs, tout est bon pour sentir le monde, pour avoir la sensation d’en faire partie. Tout ces bruits me perturbent et m’empêche de me sentir moi, de ressentir le monde. Écouter le silence, c’est être à l’écoute et se retrouver seul avec soi-même. C’est une expérience quelque peu angoissante mais si enrichissante. L’expérience de l’ennui aussi, entendre une pendule égrener le temps au rythme du tic tac de l’aiguille. Vivre en se déconnectant du monde, mais à l’écoute de son Moi. C’est peut être ça le bonheur..
Mais ce soir en étant à l’écoute de mon Moi, seul sans bruit, ce poème est vraiment le reflet de mon cœur.
Cher lecteur soit un peu indulgent, c’est une écriture libre que je te propose, rien n’est préparé, tout est brut. Indulgence pour le fatras de ces idées, l’heure est à l’écoute et au recueillement. Ce soir comme tous les soirs, j’enterre mes mauvaises pensées pour laisser la place au bonheur..
Miroir, miroir soit le reflet de mon cœur…

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
Paul Verlaine