Poésie persane…

Pourquoi la poesie, car elle a toujours pansé les plaies de mon âme.

Et il y a peu j'ai découvert la poesie perse, vieille dame qui dans notre monde contemporain est encore enseignait en Iran, république islamique. Et pourtant, en lisant certains auteurs, elles est bien subversive. Les rimes sont puissante et les images ont toujours une connotation voluptueuse.

J'ai décidé que le vendredi serai poétique. Orientalité nécessaire pour montrer l'étendue d'une culture que l'on occulte ou assimile trop a la violence et à la radicalité. Dans le monde perse, il y a une place pour autre chose.

Belle découverte …


Sur l'auteur

L’écrivain et savant persan connu en francophonie sous le nom d’Omar Khayyām ou de Khayyām (prononcé « omar khayam ») serait né le 18 mai 1048 à Nichapur en Perse (actuel Iran) où il est mort le 4 décembre 1131.

 


Extrait des Ruba'iyyat (Quatrains)

 

« Cette roue sur laquelle nous tournons

Est pareille à une lanterne magique.

Le soleil est la lampe, le monde, l'écran.

Nous sommes les images qui passent.

Le véritable bonheur, c'est une rose,

Deux pains de froment, trois amis,

Quatre chansons et cinq flacons de vin.

Un livre de vers sous la ramée,

Un pichet de vin, une miche de pain… et toi

A mes côtés chantant dans la solitude…

Et la solitude est à présent le paradis!

Que ce soit à Naishapur ou à Babylone,

Que la coupe soit douce ou amère,

Le vin de la vie continue de couler goutte à goutte,

Les feuilles de la vie continuent de tomber une à une.

Lève-toi, donne-moi du vin, est-ce le moment

des vaines paroles ?

Ce soir, ta petite bouche suffit à mes désirs.

Donne-moi du vin, rose comme tes joues…

Mes voeux de repentir sont aussi compliqués que tes boucles.

Tous les matins la rosée emperle les tulipes

Les violettes inclinent leurs têtes dans le jardin

En vérité rien qui ne me ravit comme le bouton de rose

Qui semble ramasser autour de lui sa tunique soyeuse.

Je bois du vin et quiconque boit comme moi en est digne.

Si je bois c’est chose bien légère devant Lui.

Dieu savait dès le premier jour que je boirais du vin.

Si je ne buvais pas la science de Dieu serait vaine.

Je ne suis pas homme à craindre le non-être

Cette moitié du destin me plaît mieux que l’autre moitié

C'est une vie qui me fut prêtée par Dieu

Je la rendrai quand il faudra la rendre.


Omar Khayyam (~1040-~1123)