C’était un onze janvier 2015….

 

 

 

C'était le onze janvier 2015.

Un dimanche après-midi, il faisait beau sur la France.

Le temps ensoleillé ne nous réchauffait pas les cœurs.

Sur toutes les grandes places de France , on écoutait ce que l'on avait oublié.

La liberté..

On en a tellement l'habitude que l'on s'en aperçoit plus, elle est avec nous, on l'utilise sans savoir qu'elle existe. Comme une vieille compagne, on a de la tendresse pour elle, elle nous tiens chaud, nous rassure mais c'est une relation sans passion.

Et puis comme une vieille habitude la liberté perd de sa vitalité, elle se meurt petit a petit.

Un jour en vieillissant la liberté a oublié son nom.

Sans connaître son nom,société atteinte d'alzheimer.

Alors en ce dimanche, on l'a nommé, on lui a redonné sa vraie valeur.

On lui a redonné sa vitalité, on lui a montré notre passion pour elle.

Liberté, liberté.

Crié, chanté sur tout les tons.

Scandé pour qu'elle ne s'échappe pas, pour qu'elle ne nous echappe pas.

Sur cette place d'une grande ville de France, entouré de slogan  » je suis Charlie « ,

J'ai crié  » liberté ». J'ai vibré « liberté ».

Recueillement à la pensée de ces victimes mortes les unes pour leurs droits à l'expression, les autres parce qu'elles étaient juives, et d'autres victimes de circonstances.

La Marseillaise chantée de manière douce comme une prière adressée à la république, une litanie pour nous protéger ,nous les citoyens de l'horreur. Exorciser l'horreur par le chant.

Unis, une société est forte et peut affronter le mal que représente l'extrémisme qu'il soit religieux ou politique.

Pendant cette marche, j'étais triste et toute la haine que m'inspirais la situation nourrissait la passion pour ma maîtresse, notre maîtresse la liberté.

Unis, en se tenant la main, les armes à la mains, les mots à la bouche..

Nos armes ,des slogans et des stylos, nos mots , liberté ,égalité et fraternité.

Ferveur républicaine…

Et puis le jour d'après, la réalité, certains politiques aveugles et commençant à polémiquer sur le cadavre de nos frères et sœurs tombés.

La gueule de bois ressentie en parcourant les réseaux sociaux, qù n'ont d'ailleurs à mes yeux plus rien de social. Les chiffres de crimes islamophobes, réactions idiotes d'une fange de la population qui au nom de leur liberté sont entrain de tuer la notre… Les témoignages de racisme ordinaire qui prennent une tout autre dimension.

Et puis cette question lancinante, comme un membre fantôme, ils nous ont amputé d'une partie de notre humanité. Ils nous divisent et les actes de racismes en sont la preuve.

Faisons attention de ne pas les laisser gagner.

Humanistes, je ne peux me résoudre à me contenter de la mort de ces gens là. Je suis triste que leur aveuglement, leur endoctrinement les ai conduit a commettre l'horreur. Programmer, mort bien avant leur acte.. Des bombes humaines.

Pendant notre marche, au Nigeria une fillette de dix ans s'est faites exploser au milieu de la foule… Enfants kamikazes on a atteint le paroxysme de l'horreur…

Aux quatre coins du monde l'horreur à entamer sa longue marche, la notre s'est arrêtée; la leur,la marche funèbre composée avec des notes criées écrites avec le sang continu…

N'oublions jamais, ayons en tête que le combat contre l'horreur doit continuer, jour après jour.

Mes amis musulmans, juifs, catholiques et athées soyons unis…

Pas tous d'accord, mais vibrant sur un même accord tolérant …

Je suis fier d'avoir communier avec vous.

Je suis fier d'avoir vibré avec vous.

Continuons la lutte…

 

 

 

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