Yasmina Réza et l’inquiétante étrangeté (the Uncunny)

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Yasmina Réza, parmi d’autre, semble avoir ce qu’il faut pour susciter la curiosité de son lecteur jusqu’à le surprendre d’une fin silencieuse et inattendue. Prenons l’exemple de la pièce de théâtre « le dieu du carnage », j’ai ressenti vis-à-vis de cette œuvre une inquiétante étrangeté ou ce qu’on appelle en anglais « the uncunny ». C’est un concept psychanalytique développé par Freud et revisité par Kristeva, qui se définit comme « tout fragment de réalité qui revient comme symptôme» ou, plus clairement, comme une forme d’angoisse (Danon-Boileau 7).

Je présume que le sentiment d’inquiétante étrangeté que j’ai ressenti est dû à trois élément:

  1. Des personnages incarnant, par excellence, la société moderne caractérisés par des apparences soignées, des formules de politesse, des moments de maitrise de soi et d’autres de crise de nerfs.
  2. Un langage qui relève du quotidien avec une touche d’étrangeté liée à des moments de silence, des conversations inutiles et, à l’usage d’un jargon…

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