LA GRANDE VIE – CHRISTIAN BOBIN

Sur l’auteur


Christian Bobin avant d’être écrivain, fut professeur de philosophie et éleve infirmier en psychiatrie.

Originaire du creusot où il réside, On sait très peu de chose sur lui, il fuit le monde littéraire et les mondanités.

C’est en 1985 qu’il se fait remarquer avec son ouvrage « la souveraineté du vide », mais c’est en 1992 avec  » le très bas  » que le phénomène Bobin explose. Mais il reste un auteur « amoureux du silence et des roses ».

Ses thèmes de prédilections sont le vide, la nature, l’enfance, et  » les petites choses » comme il l’écrit lui-même et la solitude, sentiment qu’il ressent depuis la disparition tragique de son amie, décédée d’une rupture d’anévrisme.

Son dernier roman  » La grande vie » est parue aux éditions Gallimard cette année.


La Der

Les palais de la grande vie se dresse près de nous.

Ils sont habités ici par des rois, là par des mendiants.

Thérèse de Lisieux et Marilyn Monroe, Marceline Desbordes-Valmore et Kierkegaard. Un merle, un geai et quelques accidents lumineux. La grande vie prénd soin de nous quand nous ne savons plus rien. Elle nous écrit des lettres.

 

G.B.


Entre les lignes

Comment écrire une critique, une chronique sur le dernier Bobin. Je pourrai vous expliquer son style en « fragment » qui se caractérise par des phrases courte, Une écriture concentrée faite de petits tableaux représentatifs d’un moment. Mais résumer un roman de Monsieur Bobin à un style littéraire serai trop réducteur

Écrire une chronique sur son dernier livre, m’est extrêmement difficile, car cet auteur parle à mon âme, ses romans sont de l’ordre de l’intime, ils me bouleversent. Comment expliquer une bouffée aussi forte de sentiments mêlés, chaque mot, chaque phrase si savamment distillées , si savamment orchestrées. c’est de la poésie pure. C’est de la poésie en prose.

Comment expliquer qu’un roman me parle si justement, murmure à mon oreille des sentiments si merveilleux. Comment expliquer que cet homme trouve du réconfort dans les moments les plus durs d’une vie , la perte d’un enfant, la mort d’un proche, comme il l’écrit « il n’y a que l’amour pour accomplir ce miracle. »

Oui monsieur Bobin vous avez raison « c’est une chose bien dangereuse que de lire »

Bobin c’est du bonheur à chaque page, de l’espoir à chaque ligne. Le beau, l’art, la poésie nous aide a supporter la laideur du monde. « écrire l’inconsolable engendre la paix » dites vous , à vous lire je le crois.

Dans ce livre, il y a les couleurs, le rose, le bleu, les animaux ,beaucoup d’animaux, et des enfants… Il y a des petits cotés moralistes que je pardonne tant ce livre est bien écrit et suscite tant d’émerveillement. Et puis il y a des poèmes comme le « rêve intermittent d’une nuit triste ». Cet émouvant poème où une mère confie son enfant agonisant au Seigneur a été composé en Novembre 1846, alors que Marceline Desbordes-Valmore était au chevet de sa fille mourante, Inès.


 

Dans ce roman il y a la vie, La grande vie..

 

Lisez ce merveilleux livre, il vous enchantera.

Lisez le car « La poésie c’est la grande vie » et surtout  » ne m’enlever pas la poésie, elle m’est plus précieuse que la vie, elle est la vie même, révélée, sortie par deux mains d’or des eaux du néant, ruisselante du soleil. »