MILLES SOLEILS SPLENDIDES – Khaled Hosseini

Sur l’auteur:

 

Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan, en 1965. Fils de diplomate, il a obtenu avec sa famille le droit d’asile aux États Unis en 1980. Son premier roman, les cerfs volants de Kaboul est devenu un livre culte avant que mille soleils splendides rencontre à son tour un succès international.

 


 

La Der :

 

À Kaboul, Mariam endure un mariage contraint avec un homme violent. L’arrivée de la jeune Laila sous son toit est une épreuve de plus. Mais, entre ces femmes que tout oppose, la rivalité va bientôt faire place à une indéfectible amitié…. Et à l’espoir d’une autre vie.


 

 

Entre les lignes:

 

Le titre de ce roman provient d’un poème composé par Saib-e-Tabrizi, poète persan du 17 ieme siècle .

un régal que ce roman où l’auteur bat en brèche notre vue de ce grand pays, et de ceux qui le peuple. Le peuple Afghans qui se relève malgré les guerres, les drames de ces habitants. Une vue de Kaboul différente. Nos yeux d’européens qui ne voient en l’Afghanistan qu’un condensé de fou d’Allah. Qui ne jure que par la charia et n’ont d’autre lecture que le Coran.. C’est oublier tous les poètes perses, la richesse de la culture perse.

L’auteur au travers de la vie de deux femmes afghanes, Mariame et Laila. à peint le tableau de la vie dans ce pays, de l’occupation soviétique jusqu’a la fuite des talibans.

Mariam la mal-né et la mal-aimé. Enfant, fruit d’une liaison entre un maître de maison et sa servante, mariée de force après la mort de sa mère a un homme plus vieux qu’elle, Rachid. Ne pouvant lui donner une descendance, son mari la traite comme une moins que rien, battue, humiliée et vivant recluse à Kaboul, à la merci de cet homme. Sa rencontre avec Laila va tout changer.

Laila, d’une famille de professeur, où les filles sont élevées à l’occidentale, éduquée et brillante a l’école. Un ami d’enfance, Tariq, un amour, son amour à qui elle donne sa virginité et qui en retour sème une graine. Une jeune fille qui vit dans l’ombre de ses frères partis faire le djihâd contre les soviétiques et qui vont mourir en martyre, suite à ce drame sa mère fait une dépression et ne quitte plus son lit. Son père prénd en charge son éducation et continu a lui donner des cours malgré la guerre entre factions rivales de l’Alliance du Nord qui transforme Kaboul en champ de bataille. Les talibans entrent dans Kaboul et mettent fin à la guerre. La population les accueille en sauveur, déception. Les sauveurs sont les nouveaux despotes de l’Afghanistan, ils installent la charia, détruisent les livres, interdisent la musique et le théâtre. Plus d’écoles, plus de livres, la culture anéantie. Fuir , comme son ami d’enfance Tariq au Pakistan.Une roquette et c’est la vie de Laila qui bascule, recueillie par Rachid, le voisin. Laila ayant perdue sa famille dans l’explosion et se sachant enceinte de Tariq décide de répondre par l’affirmative à la demande de mariage de Rachid, au grand dam de Mariam qui voit en Laila une dangereuse rivale car elle a su donner une descendance à son mari. Laila, mère d’une petite fille, puis d’un petit garçon et les violences à son encontre commencent. Violences qui rapproche les deux femmes. Une amitié forte qui résiste à tous les tourments qu’elles subissent. Elles décident de fuir toutes les deux avec les enfants. Fuir Rachid, les talibans pour continuer à avoir l’espoir d’une nouvelle vie; et surtout Laila veut retrouver Tariq. Mais rattrapées par les combattants, les deux femmes sont remisent à leur mari. Rachid dans un accès de fureur se met à battre les deux femmes, il veut les tuer pour se venger de leurs désobéissances. Mariam voulant sauver Laila, tues Rachid.

Laila s’enfuient avec Tariq revenu du Pakistan la chercher. Mariam arrêtée, emprisonnée, endosse toute la responsabilité de la mort de Rachid pour que son amie ai une deuxième chance, une autre vie.

Mariam meurt lapidée en public.

Laila refait sa vie avec Tariq et ses deux enfants au Pakistan et reviennent à Kaboul, quand les talibans sont mis en déroute, pour aider à la reconstruction de leur pays.


Dans ce roman Tout est passé au crible la condition de la femme bien sûr, mais aussi de la famille. La paupérisation de la population dûe à la guerre, la famine et parfois l’obligation d’abandonner ses enfants pour qu’ils soient pris en charge dans un orphelinat avec l’espoir qu’ils puissent manger à leurs faim. L’enfance pendant la guerre, les conditions de vie détestables des orphelins dans des établissements manquant de tout, les adolescents enrôlés de force par les combattants, les viols, la peur omniprésente.

Et puis les camps de réfugiés en iran et au Pakistan, la vie dans ces camps.Depuis près de trente ans, la situation des réfugiés Afghans est l’une des plus dramatiques qui soient. La guerre, la faim, l’anarchie et l’oppression ont contraint des millions de gens- comme tariq et sa famille dans ce roman- à abandonner leur maison et à fuir l’ Afghanistan pour s’installer au Pakistan et en iran. Au plus fort de l’exode, huit millions d’afghans vivaient hors de leur pays, et ils sont encore deux millions aujourd’hui rien qu’au Pakistan . Il nous demande de réfléchir sur la condition de réfugié . Question actuelle dans ce pays et dans d’autres malheureusement.

D’ailleurs, il est a noté que l’auteur fait parti de l’UNHCR de l’ONU, il a travaillé comme traducteur dans des camps de réfugiés.

J’ai vraiment adoré ce roman qui de la première à la dernière page captive et donne à réfléchir sur notre conception du monde perse.

Bonne lecture.