Poésie de samedi

Je suis un fan de Hugo. Ce monstre de la littérature française, ce monument littéraire

Ce soir je vous propose un poème peu connu mais superbe. Pour ma belle d’âme ..

Aimons toujours ! Aimons encore

Aimons toujours ! Aimons encore !

Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit.

L’amour, c’est le cri de l’aurore,

L’amour c’est l’hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,

Ce que le vent dit aux vieux monts,

Ce que l’astre dit aux nuages,

C’est le mot ineffable : Aimons !

L’amour fait songer, vivre et croire.

Il a pour réchauffer le coeur,

Un rayon de plus que la gloire,

Et ce rayon c’est le bonheur !

Aime ! qu’on les loue ou les blâme,

Toujours les grand coeurs aimeront :

Joins cette jeunesse de l’âme

A la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !

Afin qu’on voie en tes beaux yeux

Des voluptés intérieures

Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !

Unissons-nous mieux chaque jour.

Les arbres croissent en feuillage ;

Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l’image !

Soyons la fleur et le parfum !

Les amants, qui, seuls sous l’ombrage,

Se sentent deux et ne sont qu’un !

Les poètes cherchent les belles.

La femme, ange aux chastes faveurs,

Aime à rafraîchir sous ses ailes

Ces grand fronts brûlants et rêveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !

Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !

Ange ! viens à moi quand tu chantes,

Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.

Car notre esprit n’est point moqueur ;

Car les poètes sont les vases

Où les femmes versent leur coeurs.

Moi qui ne cherche dans ce monde

Que la seule réalité,

Moi qui laisse fuir comme l’onde

Tout ce qui n’est que vanité,

Je préfère aux biens dont s’enivre

L’orgueil du soldat ou du roi,

L’ombre que tu fais sur mon livre

Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée

Dans notre esprit, brasier subtil,

Tombe en cendre ou vole en fumée,

Et l’on se dit :  » Qu’en reste-t-il ? « 

Tout plaisir, fleur à peine éclose

Dans notre avril sombre et terni,

S’effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,

Et l’on se dit :  » C’est donc fini ! « 

L’amour seul reste. Ô noble femme

Si tu veux dans ce vil séjour,

Garder ta foi, garder ton âme,

Garder ton Dieu, garde l’amour !

Conserve en ton coeur, sans rien craindre,

Dusses-tu pleurer et souffrir,

La flamme qui ne peut s’éteindre

Et la fleur qui ne peut mourir !

Victor Hugo

Poésie du mercredi

Un mercredi poésie en compagnie de Federico Garcia Lorca

L’ombre de mon âme

L’ombre de mon âme.

Fuit dans un couchant d’alphabets,

Brouillard de livres

Et de mots.

L’ombre de mon âme!

J’ai atteint la ligne où cesse

La nostalgie,

Où la goutte de pleur se transforme,

Albâtre d’esprit.

(L’ombre de mon âme! )

C’en est fini

Du flocon de la douleur,

Mais il reste la raison et la substance

De mon vieux midi de midi de lèvres,

De mon vieux midi

De regards

Un trouble labyrinthe

D’étoiles enfumées

Brouille ma chimère

Presque fanée

L’ombre de mon âme !

Et une hallucination

Vient traire mes regards

Je vois le mot amour

Découragé.

Mon rossignol !

Rossignol !

Tu chantes encore ?

Federico Garcia Lorca

Une journée de sensibilisation à l’autisme

L’autisme cet état que personne ne connaît, seul les parents ou les enfants autistes peuvent comprendre. Nos enfants sont différents par rapport aux votre, ils jouent, pensent et envisagent le monde différemment que les enfants n’ayant aucun Trouble du Spectre Autistique! Le fameux TSA. Dans nos pays civilisés, Europe, USA, un enfant avec un ètampon TSA ou autres maladies rares est exclu et vu comme une «bête de cirque».

N’oublions pas et gardons en mémoire qu’en France les maladies mentales invalidante dont fait partie l’autisme sont un obstacle dans leur futur vie d’adulte.

Être sourd, muet, malvoyant, autiste ou paraplégique pour nos enfants l’école devient un rêve !

Pourtant ces enfants ont une soif d’apprendre et surtout d’être accepté par les instituteurs et institutrices.

Les autistes plus que ce que l’on en pense.

Mais au fait qu’est que c’est l’autisme, enfin les troubles du spectre autistique ?

Les TSA est une condition neurodeveloppementale. Dont les caractéristiques peuvent changer au cours du développement de l’enfant à l’âge adulte. Cet état peut être très invalidante pour le patient ainsi que ses parents et parents les plus proches.

Pour la personne autiste cela touchent principalement:

Les relations sociales

La communication

Les comportements et les interêts

Pour certains autistes les comportements, les interactions sociales peuvent varier et évoluer en bien, ou en s’aggravant en fonction de l’environnement et de la prise en charge.

Idées reçu sur les TSA

Les autistes sont violents. En aucun cas une personne autiste a une prédisposition à la violence, mais peuvent avoir un comportement trop excessif car ils ont du mal à s’exprimer leur désir. Quand la violence est là elle résulte souvent d’une incompréhension entre la personne autiste et nous. Cela peut-être pris pour un appel à l’aide. Je sais que la violence est pensé et que tout les autistes sont violents. Mais ôtez-vous cela de mal tête ! N’oublions pas que les autistes sont des personnes fragiles et souvent mal compris, ils sont victimes du mépris et du regard des autres

Les autistes ne ressentent pas l’empathie et de compassion. L’empathie est la capacité de quelqu’un à se mettre à la place d’un autre. Elle dépend et varie d’un autiste à un autre. Certaines études américaines ont démontré que certains autistes sont loin d’être indifférent à la souffrance des autres, bien au contraire; ils sentiraient les choses de manières trop intenses ( études de international scoop for Advanced studies (http://www.sissa.it)) et publiée dans https://www.nature.com/srep/. Le mythe de l’autiste incapable d’empathie est faux

Prenons cinq minutes et mettons nous à la place d’un petit autiste qui a du mal à communiquer, à décoder le langage corporel, l’intonation de la voix, ce qui les empêche de réagir de manière adaptée aux différentes interactions.

Mais d’où vient le mythe de l’autiste incapable d’empathie est due à une maladie nommée «Alexithymie : Mal psychologique caractérisé par une vie affective et imaginaire pauvre, une incapacité à exprimer verbalement ses émotions, le recours systématique à l’action pour éviter et résoudre les conflits, ainsi qu’une tendance à décrire en détail des faits physiques.». Cette maladie touche 50% des personnes autistes à titre de comparaison cela toucherait dix pour cent de la population normale.

Ce n’est le seul fait d’être autiste qui peut être violent mais une maladie secondaire qui peut nous atteindre aussi.

L’autisme n’est pas synonyme de génie en devenir ou mal compris même si certaines personnes présentent des prédispositions dans un domaine. Le fameux Rain Man a fait de l’autiste un être surdoué; enlevez cette image de votre cerveau.

Un autiste est avant tout un être humain avec des besoins, une sensibilité et pour dix pour cent d’entre eux ont une prédisposition savante. Dix pour cent d’autiste peuvent réciter les décimales de PI ou jouer à l’oreille un morceau de Mozart ou créer une ville miniature à base d’allumette.

Mais à part cette échantillon non représentable de la population des personnes autistes, ils ont une intelligence normale ou un peu au-dessus.

Une personne autiste ne parle pas … Une personne autiste ne sait pas parler: faux. Elle peut même parler de manière logorrhéique si le sujet les intéresse. Il y a des disparités dans l’acquisition

Il est important de ne pas mélanger langage et QI. Ils ont d’autres moyens de les comprendre et c’est à nous de nous adapter.

Un autiste ne regarde jamais dans les yeux: un adulte ou enfant peut s’il le veut regarder dans les yeux et soutenir un regard, mais cela est est très exigeant sur le plan de la concentration, situation stressante et même douloureuse selon les autistes. Du coup ils recourent à des stratagèmes en fixant un lobe d’oreille de son interlocuteur

Malheureusement, nous parents qui sommes habitué et bien informé sur les TSA comprennent notre enfant quand ils veulent nous parler en fixant un point et pas notre regard.

Je me rappelle de ma fille qui pour nous parler regarder ailleurs, fixant une ampoule, un tableau, une mèche de cheveux. Ma petite était dans un moment de douleur lorsque les personnes l’obligeait à les regarder. Cela me mettait hors de moi.

Mais c’est vrai, que nous ne sommes pas bien informé sur les TSA hormis des films comme RAIN MAN, l’autiste qui compte et un très grand mathématicien.

Mis à part ce film, nous n’en parlons qu’à l’occasion de cette journée du 2 avril pour sensibiliser les gens à l’autisme. Briser le silence, exposer ce qu’est l’autisme à la lumière du 21e siècles.

Et scolarisons ces enfants, la scolarité est un droit pour nos enfants, c’est inscrit dans la loi. Elle est obligatoire pour tout les enfants sauf pour les fauteuils roulants, les mal voyants, les autistes, les trisomiques et tous ces enfants qui sont obligés de s’adapter à une école qui ne se donnent pas les moyens d’accueillir correctement nos enfants.

Dans les grandes villes, les intégrations scolaires sont un peu plus simples tandis que dans les villages les parents s’arrachent les v-cheveux. Il faut nous croire mesdames, messieurs mais scolariser un enfant différent est un combat! Un combat contre les professeurs des écoles, les directeurs d’écoles et les ATSEM. Du personnel non formé, des instituteurs ne savent pas gérer les apprentissages et sont démunis face aux manque de réaction ou de mutisme. Il assiste aux cris, aux crises ne sachant comment calmer cette crise.

Les parents vivent dans la terreur à chaque convocation de l’équipe éducative !

Avoir un enfant autiste aujourd’hui est aussi difficile qu’il y a 15 ans quand ma fille a fait son entrée à l’école maternelle. Je me rappelle quand je l’emmenais, la joie, le bonheur dans ses yeux..

L’équipe éducative était génial avec le temps il se sont aperçu que S. Avait réussi son intégration, avait des amis et faisait des bêtises comme les autres.;

Putain tout ce que je demandais c’est cela qu’elle fasse des bêtises !

Ballade poétique du jeudi soir avec Federico Garcia Lorca

Une ballade amoureuse que je vous propose ce soir.;

Poème très difficile€ île mais une fois percé le mystère de la prose, l’effort en vaut la peine. Belle lecture

Mon cœur aurait la forme d’un soulier

Si chaque village avait une sirène .

Mais la nuit est interminable quand elle s’appuie sur les malades

Et il y’a des bateaux qui cherchent à être vus pour

Pouvoir se saborder tranquillement.

Si le vent souffle doucement

Mon cœur à la forme d’une fillette

Si le vent se refuse à sortir des cannaies

Mon cœur à la forme d’une millénaire bouse de taureau.

Voguer! Voguer! Voguer! Voguer!

Vers le bataillon de pointes inégales,

Vers un paysage d’affûts pulvérisés,

Nuit pareille nuit pareille à la neige, aux systèmes suspendus .

Et la lune.

Et la lune !

Mais non pas la lune.

Le renard des tavernes.

Le coq japonais qui s’est mangé les yeux.

Les herbes mastiquées.

Ne nous sauvent ni les vers solitaires sur les vitres

Ni les herboristeries où le métaphysicien

Découvre les autres versant du ciel

Mensonge que les forme. N’existe que

Le cercle de bouches de l’oxygène.

Et la lune.

Mais non, pas la lune

Les insectes,

Les morts minuscules sur les rives.

De l’iode à un endroit.

Les foules sur l’épingle.

La nudité qui malaxe le sang de tous

Et mon amour qui n’est ni un cheval ni une brûlure.

Créature au sein dévoré.

Mon amour!

Voici qu’ils chantent, crient, gémissent : Visage ! Ton visage ! Visage

Il y a quelques pommes,

Les dahlia sont identiques ,

La lumière a un goût de métal poli

Et le ch amp de tout un lustre tiendra sur la face de la pièce de monnaie.

Mais ton visage couvre le ciel du banquet.

Voici qu’ils chantent ! Crient ! Gémissent !

Couvrent! Grimpe! Effraient !

Il faut marcher, vite ! , vers les vagues , vers les branches,

Vers les rues désertes du Moyen Âge qui descendent au fleuve,

Vers les boutiques de peaux où tinte une corne de vache blessée,

Vers les échelles, sans craintes !, vers les échelles.

Il y a un homme tout pâle qui se baigne dans la mer ;

Il est si tendre que les réflecteurs en jouant lui ont mangé le cœur

Et au Pérou vivent mille femmes, oh ! Insectes !, qui nuit et jour

Font nocturnes et défilés en entrecroisant leurs propres veines.

Un minuscule gant corrosif m’arrête. Assez !

Dans mon mouchoir j’ai entendu le petit claque

De la première veine qui se rompt.

Prends soin de tes pieds, mon amour, de tes mains !

Puisque moi, il faut que je livre mon visage.

Mon visage! Mon visage! Ah mon visage mangé !

Ce feu chaste pour mon désir,

Cette confusion par besoin d’équilibre,

Cette innocente douleur de poudre dans mes yeux ,

Soulageront l’angoisse d’un autre cœur

Dévoré par les nébuleuses.

Ne nous sauvent ni les gens des boutiques de chaussures

Ni les paysages qui deviennent musique lorsqu’ils

Trouvent les clés rouillées.

Mensonge que les vents. N’existe

Qu’un petit berceau au grenier,

qui se souvient de tout

Et la lune .

Mais non, pas la lune.

Les insectes.

Les insectes seuls,

Crépitants. Mordants, frémissants, rassemblés, et la lune

Avec un gant de fumée, assise à la porte des ses ruines.

La lune

Lune et panorama aux insectes.

Frederico García Lorca

Hommage à un homme exceptionnel, défenseur des noirs..

Ce jour d’avril 1968, le 4 avril 1968 mourrait sous les balles, Martin Luther King qui est transporté à l’hôpital Saint-Joseph de la ville, où sa mort est prononcée. James Earl Ray fut arrêté le 8 juin à l’aéroport de LondresHeathrow et purgea une peine de 99 ans. Il mourra en prison le en 1998.

Martin Luther King leader charismatique et non violent pasteur ayant une militant pour l’égalité racial. Depuis son église baptiste de Dexter avenue a Montgomery a été la terre ou une graine semée par la paisible et déterminée Rosa Parks était l’étincelle de la liberté de travailler, de vivre comme un blanc. Être un ou une citoyen être traité comme un citoyen blanc.

Ce pasteur apôtre de la doctrine de Ghandi de la non violence organisa plusieurs actions, grève des bus qui a duré un an. Les marches et les meeting pour l’égalité s’enchaînent et l’aura du pasteur King grandissait. Il est devenu le plus jeune prix Nobel de la paix en 1964.

Il est même accueilli à la Maison Blanche par le président Kennedy.

Les marches, les sit-in, les noirs qui s’installent dans les restaurants à la place des blancs. S’invitent là où les blancs sont admis.. il y a eu les menaces de morts, les coups et la police anti émeute… un long chemin ..

Mais cette homme d’eglise avait un rêve … et ce rêve aujourd’hui qu’en reste t-il. Un homme noir baignant dans son sang une nuit de 4 avril 1968…

Pendant des années la famille de Martin Luther King a essayé de démontrer un complot politique pour faire éliminer le pasteur. L’assssin James Earl Ray, n’a eu de cesse que de demander à être rejugé …

Complot ou frappe d’un illuminée de Memphis, cinquante longues années de combat qui ont continué grâce à son iconique leader.. Martin Luther King..

Un homme a un rêve !

Le Recueil des maux de nos sociétés contemporaines

Ce petit livre est devenu un de mes incontournables livres que j’ai toujours avec moi dans mon cartable. Dans lequel se trouve déjà Blaise Cendrars (j’ai tué/ j’ai saigné ) et le « goéland « de Richard Bach.. ils font partie des textes que je lis et relis ce sont de vrais médicaments pour l’âme.

Une figure de ce Monde assassiné un 4 avril 1968.

Son combat pour l’égalité raciale, la necesssaire compréhension entre les humains de couleurs de peau différente. Ce combat pour les droits civiques a commencé avec l’acte de Rosa Parks, assise dans un bus , elle refusa de se lever pour laisser s’assoir un blanc. Le conducteur appelle la police et Rosa Parks est mise en garde à vu, et son ami Edgar D. Nixon avocat très remonté contre la ségrégation sévissant principalement dans le sud des états unis, lui obtiens une liberté sous caution.

Pendant ce temps là, Martin Luther King finit ses études pour devenir pasteur. Homme très pieux mais pas un sectaire bien au contraire! Il aimait la diversité et il ne comptait pas les heures pour aider les autres. Un homme d’engagement et de courage.

En 1954 il prit son premier pastorat à Montgomery street dans l’église de Dexter avenue en Alabama. L’existence du hasard, la convergence des destins m’a toujours fasciné! Un jeune pasteur charismatique et engagé, n’ayant aucune peur quand a ce qu’il allait initier me laisse perplexe.

La rencontre qui débuta tout un mouvement, le mouvement des droits civiques qui lui couta la vie mais d’autres personnes qu’il avait rallier à sa cause. Le lendemain de la libération de Rosa Parks, une personne très respectée dans sa communauté, un avocat militant pour l’égalité raciale, un coup de téléphone et une rencontre change a tout jamais le sort de la communauté noire!

Le pasteur et l’avocat mirent en place et ce pendant un an « la grève des bus ». Son église était devenu un rendez-vous de tout ceux qui voulaient changer les choses. Dexter Avenue est devenu un lieu emblématique.

Mais qu’est-ce que la ségrégation raciale?

La chose la plus répugnante que la société blanche est inventée.

Pour revenir a Rosa Parks et son geste militant, est une triste réalité. Les noirs dans le sud les Etats Unis devait prendre un ticket de bus en montant par l’avant en redescendre pour monter par l’arrière du bus réservé au noirs. La ségrégation était aussi dans les toilettes, les WC réservés aux blancs uniquement, les robinets et les lavabos aussi. Les écoles n’étaient pas mixtes, il y avaient celles des noirs et celles des blancs. Interdiction formelle qu’un noir embrasse ou touche une blanche, pendaison sans autres formes de procès. Les noirs n’étaient pas considérés comme des êtres humains en toute illégalité puisque la cour suprême des Etats Unis avait déclaré en 1954, inéquitable et inconstitutionnel le fait de séparer les établissement scolaires publics pour enfants noirs et blancs.
Apres cet arrêt de la cour suprême, le Sud a une réaction de violence extreme, le Ku Klux Klan remit sa belle cagoule blanche et son draps immaculé pour s’habiller et allait battre quelques noirs pour se remettre en route, essaima quelque croix en feu dans les jardins des sympathisants du mouvement des droits civiques.. Bref, le combat allait être rude.
A travers ce recueil de mots et d’extrait de discours, nous découvrons un pasteur certes croyant mais loin de la rigueur dogmatique de certain prêcheur. Il voulait faire le bien. Sa foi résidait dans les Autres et dans une forme de croyance d’un être bon et bienveillant.Pourquoi ne pas prôner la rébellion comme Malcolm X, quand il avait dix-huit ans, il avait lu le révéré leader indien Mahatma Guandi,

« Gandhi fut probablement la première personne dans l’histoire a élever le principe d’amour de Jesus au-delà d’une simple interaction entre individus, jusqu’à une force sociale puissante et efficace a grande échelle … c’est dans cette emphase de Gandhi sur l’amour et la non violence que j’ai découvert la méthode une reforme sociale que je cherchais depuis des mois. »

Prix Nobel de la paix en 1964

Hormis l’aspect autobiographique de ce receuil, je vous invite a l’avoir avec vous toujours a porter de mains, une phrase, un extrait de discours et votre esprit est comme porter haut, l’âme aussi parce qu’il y a un homme qui a dit non, une femme qui ne laissa pas sa place a un blanc et un véritable croyant en cette force bienveillante qui préfère protester et ne pas répondre, la violence est la force des faibles.

Le révérend King fut un grand homme à la culture immense et une force de caractère hors du commun ce qui ‘entraina a sa perte le 4 avril 1968 assassiné lâchement.Ses paroles tolérance, respect de l’autre, messages de paix, ses mots raisonnent encore a notre oreille encore aujourd’hui.

Ce recueil est toujours d’actualité. En France nous avons beaucoup a apprendre d’un tel personnage qui j’en suis certain aurai été en colère et denocé l’apartheid des migrant, l’islamophobie et le racisme qui est entrain de ronger petit a petit notre lien social.
« I have a dream… » Ce discours devant le Lincoln Memorial un certain jour d’aout 1963 est la quintessence de ce qu’est l’engagement!

Salon de lecture.

Autours d’une tasse de thé blanc nous bavardons de nos vies, du temps qu’il fait. Le printemps est là dans l’air juste perceptible comme l’est la nature par temps de brume. Un parfum de léger de fleurs , des bourgeons sur les arbres, l’air se réchauffe.. la promesse des beaux jours , d’été..

Elle choisi un thé vert et moi un thé blanc sans sucre., bien évidemment. Pourquoi une telle assurance, parce que nous conversons depuis longtemps principalement de séries, de film ou de littérature..

Assise en face de moi les jambes croisées , elle me propose sa lecture d’un auteur que j’affectionne particulièrement et elle a choisi son roman le plus délicat.

Je vous laisse écouter ce que « Les enfants de minuit » de Salman RUSHDIE lui ont murmurer

Saleem Sinai, le héros de ce roman, est né à Bombay le 15 Août 1947, à minuit sonnant, au moment même ou l’Inde accède à son indépendance.

Il est doté de pouvoirs magique, comme les milles enfants nés entre minuit et une heure ce jour là.

Par son souffle l’auteur nous offre une sage familiale emporté par le cours de l’histoire. Il nous prend la main et nous fait traverser l’Inde sur son tapis volant. C’est un roman foisonnant, coloré, odorant, épicé …. à l’effigie de son pays. Nous voyageons du Cachemire chez les grands parents, à Bombay chez ses parents, au Pakistan ou l’on écoute Jamila sa sœur chanter.

« Aucune couleur, sauf le vert et le noir les murs sonts verts le ciel est noir (il n’y a pas de toits) les étoiles sont vertes la Veuve est verte mais ses cheveux sont noirs comme la nuit »

Nous voyageons avec Saleem dans des aventures burlesques ou grandioses. On plonge dans ce roman, on y voit les sari or, les rues poussiéreuses, on sent les curry….

On entend les différents dialectes, on est transporter dans l’Inde de Rushdie décrit avec tant de talent qu’il est impossible de ne pas être transporté, fasciné par ce récit.

Je leur dis:  » c’est la vérité. La vérité de la mémoire, parce qu’elle est particulière. la mémoire sélectionne, élimine, modifie, glorifie et dénigre aussi; mais à la fin elle crée sa propre réalité, sa vision des événements, hétérogène, mais généralement cohérente; et aucun être humain sain d’esprit ne fera plus confiance à la version d’un autre que la sienne »

Résumé l’intrigue est presque impossible, sous peine d’en dévoiler un peu trop.

Il s’agit de la vie d’une famille indienne de religion musulman, le Sinai-Aziz, de la perte de la foi de son grand père Aadam Aziz, jusqu’à la rupture avec le Pakistan et le retour de la Grande Mère Inde du petit fils Saleem qui est aussi le narrateur.

Tous les boulversements sociaux, politiques ou économique du pays trouvent leurs causes dans les événements qui parsèment la vie de toute sa famille.

Saleem subit la naissance de sa sœur et des enfants du quartier.

A 9 ans, il découvre qu’il a reçu le don puissant d’investir l’esprit des gens et enchevêtré avec son rôle de « symbole du pays dont il à hérité à sa naissance, faits de sa vie une étole aux fils multiple et indémêlable.

A 10 ans, il apprend qu’il y a 581 enfants, qui fêtent leur anniversaire en même temps. Il comprend le secret de l’heure de sa naissance, il décide de former sa bande qui s’étend sur tout le pays et dont le quartier général est derrière ses sourcils. Il crée ainsi le « Congrès des enfants de minuit »

A 11 ans il découvre l’impossible filiation familiale lors d’un transfusion sanguine. La famille le tolère amis migre au Pakistan.

Il s’engage dans l’armée et c’est une progression tout en noirceur à l’age adulte faite de cruelle absurdités, des propagandes, des coups d’état, des guerres, jusqu’à la liquidation des enfants de minuit par les sbires de la Veuve (Indira Gandhi).

C’est un livre merveilleux, à ne pas manquer

Accrochez vous au début et laissez vous guider par le conteur qui nous narre une histoire au réalisme magique.

Merci Myriam pour ce récit et cette critique ..